La Table du Gsang

Depuis plus de 10 ans, nous donnons notre avis sur les différentes qualités de plus de 70 établissements. Force est de constater que certains font le choix de l’authenticité en valorisant leur propre production ; les autres mettent en avant le repas marcaire, dont la quasi-totalité des constituants est d’origine industrielle. Dorénavant, nous délaisserons ces lieux qui n’offrent que peu d’intérêt !

Déjeuner aux chandelles – Automne 2021

En pénétrant une nouvelle fois dans la salle à manger du Gsang, attenant à la cuisine que l’on aperçoit le temps de gagner sa table, on ne peut s’empêcher de s’imaginer 50 ans en arrière.
Quelques buches flambent dans l’âtre. Même si Sylvie nous fait remarquer (à juste titre) que nous arrivons bien tard, l’ambiance est bon enfant, chaleureuse.
Pour nous mettre en appétit, nous dégustons quelques fleurons de la charcuterie maison (Pour l’essentiel, les porcs du Gsang sont transformés par la boucherie Laurent au Thillot). La palme va sans aucun doute au saucisson de bœuf, qui lui, est élaboré par Jean-Michel, le patron du lieu. La tarte au chèvre de la ferme est onctueuse et bien parfumée. La salade vigneronne à base de saucisse de Lyon maison est interprétée dans un registre très personnalisé.
A suivre un sauté de Salers. Celles que l’on voit paître tranquillement dans les pâturages proches de la ferme. La viande issue du collier de l’animal présente un contraste de texture ; Sa structure fibreuse n’empêche pas une consistance tendre, presque moelleuse. Le jus de viande est lisse et joliment parfumé. Une réussite de gastronomie de terroir, authentique et élégante. Ce sont des Knaepflas maison bien beurrés et délicats, qui accompagnent le plat.
Pour conclure ce déjeuner, Sylvie nous propose une tarte à la mirabelle, bien de saison. Petit regret : l’appareil atténue les saveurs si caractéristiques de la mirabelle.
En conclusion : nous avons passé un moment agréable dans cette ferme-auberge qui poursuit sa route de façon immuable, comme si le temps n’avait aucune prise sur elle.
Nous confirmons les 3 clarines et 4 têtes de vache.

Charme et chaleur – Printemps 2016

Le repas.

La soupe de légumes chaude est bienvenue dans le contexte météo du jour.  Certes, elle est consistante et nourrissante, mais manque cependant un peu de saveur, ce que compense rapidement la lichette de Maggi… La charcuterie maison est agréable, d’une apparence étonnamment urbaine pour ce lieu loin de tout. Le lard est plus rustique. Salé et fumé sur place il est, à l’inverse un peu trop salé, manquant de fondant. Mais rassurez-vous, l’impression un peu mitigée de ce début de repas, est effacée à l’arrivée sur notre table des fleischnackas. La viande est joliment travaillée tant pour sa texture que pour son goût. On sent encore leur pot-au-feu d’origine. Le braisage sert bien la pâte artisanale qui les enrobe avec, cependant, encore une petite réserve sur l’assaisonnement.
L’originalité du collet, un peu ferme, réside dans son bouquet sensiblement plus fumé qu’habituellement. Il est accompagné de pommes de terre « Marabel» bien fondantes.
En bref, nous vivons un déjeuner contrasté, allant de caractères bien puissants à des saveurs plus édulcorées.
Le munster qui provient de la Ferme de l’Estive à Sondernach est excellent. Tout comme le Bargkaas qui est élaboré au Baerenbach et dont nous avons déjà vanté les mérites.
Les tartes aux fruits (pommes et griottes aujourd’hui) concluent agréablement le repas.

Côté vins.

Pas de longue carte des vins, simplement des suggestions orales de Sylvie. Les vins d’Alsace viennent de chez Joseph Cattin à Voegtlishoffen. Son Riesling est sec et tendu, un peu léger. En vin rouge nous avons dégusté le Vacqueyras des Frères Arnoux, le « Vieux Clocher » souvent proposé en ferme-auberge. Il est fruité, quelque peu épicé et accompagne opportunément les plats locaux.

En conclusion.

Le charme de cette ferme-auberge réside entre autre dans l’ambiance chaleureuse qui émane de la petite salle ; elle s’organise autour d’une vaste cheminée, dans un clair-obscur intimiste et qui fleure bon l’authenticité paysanne. Une grande salle et une véranda complètent sa capacité d’accueil (80 personnes en hiver et 160 en été). Les produits y sont authentiques et leur préparation est bien rustique. C’est un lieu charmant, un peu hors du temps…

Parmi les autres plats possibles :

– Bœuf bourguignon
– Pot au feu
– Fleischnacka
– Emincé de bœuf
– Rôti de porc
– Choucroute
– Choux confit
– Bouchée à la reine
– Pain de viande
– Croute forestière

VAriations sur Fleischnackas
Chaleur---heimelig
Production maison
Notre avis sur la table :
Evaluation de la ferme-auberge
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Randonnée :

Randonnées : 5h dont 3.5h pour l’aller ou 3h dont 2h pour l'aller
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En pratique :

Fermé le mardi
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