Ferme-auberge du Pré Bracot

Nouvelle visite : juillet 2019
Surprise.
En arrivant au Pré Bracot, le premier moment de détente après l’effort est fort agréable : un accueil souriant et une bonne bière Pils signée La Perle. Lorsqu’on nous annonce le menu du jour, nous sommes un peu moins ravis : la seule possibilité est le repas marcaire. Et aucune façon d’y échapper ou de le voir remplacé par un autre plat de la maison.
Bien sûr, nous regrettons d’être passé aux abords d’une superbe basse-cour et de ne pouvoir gouter qu’à du cochon. Faute à pas de chance, car le mardi c’est marcaire, le mercredi choucroute, le jeudi pot-au-feu, le vendredi et le dimanche vous pourrez découvrir le Baekaoffa. Peut-être aurions-nous dû téléphoner avant pour nous renseigner ?
La gentillesse et l’empressement de Claudine nous ont fait passer la déception, surtout qu’en entrée, seule l’assiette du bûcheron était disponible. Mais c’est aussi ça la ferme-auberge : faire avec les disponibilités du jour. Le lard était gourmand, la tourte parfumée et équilibrée, les roïgebrageldis fidèles au souvenir délicieux que nous en avions gardé de la précédente visite. Le munster de leur voisin Jean Paul Fréchard à La Beu, au dessus d’Orbey est un modèle de consistance et de saveur. Seule, la texture du collet nous a déçue par son caractère trop fibreux.
C’est avec empressement que nous essaierons d’y retourner pour déguster une assiette plus cuisinée pour confirmer les 3 clarines attribuées lors de notre dernier passage.

Tout en discrétion.

Le Pré Bracot est lové en flanc de coteau ensoleillé, à 850m,  dans un petit vallon en contrebas du lac Blanc. Une basse-cour imposante, multicolore nous souhaite la bienvenue avec force éclats, battements d’ailes et caquètements divers.

Claudine Siffert nous reçoit chaleureusement, avec son petit accent welche, typique de la vallée d’Orbey. La salle est dominée par le bois – c’est son œuvre – égayée de figurines de sa création et décors pascals (c’est l’époque), mignons, sympathiques au charme suranné.

Claudine est parfaitement à l’aise dans son rôle. Et pour cause puisqu’elle travaillait déjà à l’auberge avec ses parents et y est établie depuis 31 ans. Son mari Alex s’occupe des animaux et du bois. N’oublions pas que l’une des missions du fermier-aubergiste consiste à entretenir le paysage et préserver les pâturages contre l’envahissement des ronciers, des bosquets et de la forêt.
Leurs 2 fils sont aussi de la partie. David œuvre à la ferme tandis que sa fille Emmanuelle aide Thierry, le second fils, qui officie en cuisine après une formation en école hôtelière. Vous l’aurez compris, comme bien souvent dans ce contexte, le Pré Bracot est une belle affaire de famille et nous en arrivons bientôt à la 5ème génération…

Le troupeau d’une vingtaine de vaches, veaux et génisses, des laitières et des vaches à viande, est composé de Vosgiennes, de Holstein et d’une race originale, la «Blanc bleu belge », destinée à la boucherie. Une quarantaine de porcs et la grande basse-cour complètent le cheptel.

Pré Bracot
Vivre ensemble !
Notre avis sur la table :

Notre avis sur l’authenticité :

Randonnée :

Randonnée : 10.5 km au total

En pratique :

Fermée en janvier - Fermée le lundi
Ouverte le soir en weekend