Ferme Auberge du Rothenbrunnen

Nouvelle visite : juillet 2019
Une fois n’est pas coutume.
Que s’est-il passé le jour où nous avons revisité le Rothenbrunnen qui nous avait séduit par son esprit de clan et l’âme que dégageait, certes avec une certaine retenue, chaque membre de l’équipe. L’accueil est impersonnel ; l’attente, avant même d’être salué, est pesante compte tenu du nombre de convives. Pour choisir le déjeuner, l’échange est curieusement limité : nous apprenons de suite que la quiche aux 3 fromages est épuisée et que pour une entrée à base de produits de la ferme, nous n’avons guère que la charcuterie.
Celle ci nous arrive sur table, toute pimpante. Si le Metwurst et le Lawerwurst ont quelques accents de cette agréable rusticité que l’on attend à 1000m d’altitude, les saucisses et le presskopf sont aussi lisses que ceux que vous choisirez dans votre boucherie de ville. Il est vrai que ce critère n’empêche pas une fabrication à partir des bêtes de la ferme puisque nous nous rappelons que c’est Laurent, boucher au Thillot qui transforme les carcasses. Mais un peu plus de caractère ne nuirait pas au pied du Petit Ballon.
Entre le burger au munster et l’échine de porc-crudités-salade-frites, nous préférons la seconde dans sa version marinée. En réussissant sans problème à faire remplacer les frites par des roïgebrageldas. La viande est tendre, la marinade gouteuse, les roï tels qu’on les attend… Mais enfin, ce jour là, nous nous sommes nourris. Sans erreur technique. Mais aussi, et pour nous, c’est fondamental dans ce type de lieu, sans aucun plaisir. L’épaisseur impressionnante de la couche de crème chantilly sur les tartes nous a conforté dans ce sentiment… Nous n’étions donc pas très dessert ce jour-là ! Où donc était passée l’âme de cette famille ?
Nous ramenons notre appréciation à 2 clarines dans l’attente d’une nouvelle visite plus convaincante.

Un bel esprit de Clan…

En dégringolant trop rapidement du Petit Ballon, vous risquez de tomber sur le toit du Rothenbrunnen, niché à l’abri de ce sommet toujours venté.

Nous sommes au cœur de l’un des massifs les plus fréquentés des Vosges, dans lequel l’offre de restauration est des plus importantes. La grande salle aux allures de brasserie, peut accueillir une centaine de personnes. Mais si vous avez un peu de chance en arrivant tôt, installez-vous devant une des fenêtres et profitez de la majestueuse chaine du Hohneck, Rothenbachkopf, Rainkopf… Ou bien, variante plus bucolique, vue sur le troupeau de chèvres partant allègrement à l’assaut du raidillon qui jouxte la Ferme-Auberge.

La ferme a été achetée à la commune de Breitenbach en 1985, mais la famille de Jean-Claude Lochert règne sur le Rothenbrunnen depuis 4 générations. L’air de « ne pas y toucher », l’allure débonnaire, cet alerte « retraité » imprime le tempo à la ferme-auberge et anime l’équipe en toute discrétion.
Lui, s’occupe des bêtes et des fromages. Quand elle ne mitonne pas ses tourtes, l’une des filles, Christelle, s’active en salle avec la complicité de la discrète, mais oh combien présente Christiane, épouse de Jean-Claude. Derrière son accueil chaleureux, sourire en demi-teinte, on perçoit rapidement un travail efficace, précis, sans geste ou déplacement superflu. Tout au service de la satisfaction du client.

Valérie, la seconde fille, officie en cuisine, avec « Fritz » (Frédéric) son beau-frère. Tandis que Kévin, le petit-fils s’occupe des chèvres qu’il a ramenées de l’un de ses stages chez Didier Bronner à la Ferme du Grand-Ballon.

Si les Lochert n’exploitent que 5 ha en propre, ils ont en charge l’entretien de 135 ha de prés de fauche, prairie permanentes et sources appartenant à la commune de Breitenbach. C’est le domaine estival des 40 vaches laitières de race Tarentaise accompagnées d’autant de veaux et génisses. Une quarantaine de cochons complète le cheptel.

Le Rothenbrunnen
Cloches et clarines
On est dans une ferme...
Notre avis sur la table :

Notre avis sur l’authenticité :

Randonnée :

Randonnées : 5h dont 3.5 pour l’aller

En pratique :

Fermeture en février – Fermeture hebdomadaire : le lundi