Ferme Auberge du Salzbach

Nouvelle visite.
Lors de la réservation, nous avons un petit coup de stress : à la question que pourrons-nous manger ? la réponse est simple et directe, ((presque sans appel) « le Marcaire, bien sûr ». Après échange et discussion, il y aura aussi quelques Fleischnackas… Nous sommes rassurés.
En poussant la porte vers 13h, nous sommes certainement les derniers pour ce déjeuner, et la véranda est presque uniquement occupée par des touristes en voiture. Et c’est bien le marcaire qui trône sur les tables. Notre question reste la même et Martine nous confirme qu’elle cède à l’habitude et à la demande.
Nous le regrettons d’autant que les exemples de viande bovine que nous dégustons sont superbes. Pour accompagner notre excellente bière de La Licorne, on nous sert quelques tranches de salamis et de gendarme maison. Les 2 sont vraiment succulents. Le gendarme légèrement fumé fond dans la bouche et l’assaisonnement du saucisson fait ressortir les saveurs bien affirmées de la viande.
Les fleischnackas qui suivent sont égales à elles-mêmes. Une pâte à nouille d’anthologie, une viande parfaite dans un bouillon des plus parfumés. C’est encore une fois parfait.
Dans l’assiette de fromage, nous retiendrons un munster très subtil et une tomette au fenugrec tendre et à la personnalité délicate. Nous avons été moins convaincus par le Bargkaas un peu sec et la tomette à l’ail des ours sans réelle présence.
Conclusion : pour votre grand plaisir, réservez tôt et commandez des plats à base de bovin.
Nous maintenons notre appréciation à 3 clarines et 3 têtes.

En terres de contraste !

En serpentant à travers les chaumes estivales, on aperçoit de loin le toit allongé de la ferme du Salzbach, blottie face au Hohneck , à 1180m. A l’approche, les doux effluves qui s’échappent de l’auberge nous guident vers une porte. Elles est généreusement ouverte et laisse passer des voix aux accents divers.  

L’accueil viril de la serveuse est compensé par la chaleur et la disponibilité de la famille Pierrez. Quand le personnage historique du Salzbach depuis 1935, la Tante Cath, dont le portrait trône dans la salle, perd son neveu en 1992, elle vend la ferme et ses terres à la famille Pierrez qui confie le fonds de l’auberge à Françoise Spenlé. Pendant ce temps, Yvan Pierrez s’adonne à sa passion : l’élevage, d’abord des Charolaises puis l’amélioration de la race Vosgienne. Après 20 années de suivi génétique et de travail pointu sur la race, ses bêtes remportent plusieurs concours nationaux.

En 2010 sonne l’heure de la retraite pour Françoise Spenlé. C’est le moment pour la famille Pierrez de se retrouver pour exploiter ferme et auberge. Yvan, le discret, se met en cuisine et son épouse Martine en salle, toujours joyeuse et bien dans ses bottes.

Ensemble, ils ne chôment pas : les 30 laitières Vosgiennes et la quarantaine de génisses et veaux sollicitent leur attention quotidiennement. Pour nourrir le troupeau, ils travaillent 114 ha dont 40 de hautes chaumes à 1180m, 45 ha de landes à 900m. Le reste en prairies permanentes entre 450 et 600m d’altitude. Leur fils Sylvain les rejoint pour aider son père à la ferme et s’occuper de l’élaboration des fromages.

Uff Rain et gentiane
Ferme auberge du Salzbach
Veau sur paille
Notre avis sur la table :

Notre avis sur l’authenticité :

Randonnée :

11 ou 15.5 km

En pratique :

Ouvert de mi avril au 1er novembre – Fermée le mercredi