Ferme Auberge de la Glashütte

Nouvelle visite : Toujours au service du client
L’accueil est chaleureux et chaque client, se sent chez lui dès son arrivée. Carine et Marie-Liliane essaient de le bichonner, en mettant tout en œuvre pour qu’il passe un moment agréable. Si la Covid a sérieusement entamé l’activité de la Glashütte, elle n’a pas réussi à entamer ni le moral ni la volonté d’avancer avec opiniâtreté. Des évolutions sont en vue et la famille envisage de reprendre à son compte la ferme-auberge. Son ambition est à la hauteur de sa détermination.
Au niveau du cheptel, les quelques cochons disparaîtront du paysage au profit des bovins : des vaches allaitantes destinées à la production de viande exclusivement, le fromage provenant des collègues du Buchwald.
Parmi les quelques défis, notons l’introduction de Black Angus, cette race écossaise qui fait le bonheur des gastronomes exigeants. Le bœuf de Kobé n’est plus très loin…
Rassurons immédiatement les amoureux du lieu et les habitués de la famille, Carine continue de s’occuper des 15 chevaux, en développant avec enthousiasme la notoriété et l’image de son élevage.
A table.
Faut-il le regretter, bien qu’aucun cochon ne pointe son groin à l’horizon, l’auberge propose (parfois ou souvent ?) le repas marcaire. Ce jour, il fait suite à la commande préalable d’un groupe venu « s’encanailler » en montagne autour d’un plat « exotique ». Comme si le collet fumé ne pouvait pas se préparer chez soi puisque celui de la Glashütte vient aussi du boucher. Bien sûr, il y a la tourte, faite maison, et les fameuses roïgebragelda. Nous espérons simplement que les afficionados de ce repas typé ne soient pas des écolos convaincus qui, en semaine et en plaine, se complaisent dans les plus sévères exigences quant à l’origine des ingrédients ou matières premières.
Nous avons pu gouter à la tourte et au presskopf transformé par Nicolas, le fils de la maison. Réalisé à partir d’une vraie tête de cochon, le presskopf associe la rusticité de la consistance à la finesse des saveurs. Accompagné d’une vinaigrette qui ressemble à la richesse d’une gribiche, ce plat est un pur délice. La tourte se pare aussi d’une personnalité propre : texture idéale, viande épicée, équilibre de goûts, pâte feuilletée croustillante et cuite à la perfection.
A suivre des fleischnackas qui émeuvent encore le palais une semaine plus tard rien qu’à l’évocation de leur souvenir… Dès le premier regard, elles séduisent par les nuances du grillé, confirmé en bouche par le moelleux équilibré de la pâte et de la viande de pot-au-feu. Celle ci fond dans la bouche tout en affirmant un sacré caractère. Les épices et la combinaison d’herbes, sont ajustées parfaitement. Dire que sont les meilleures fleischnackas mangées depuis un moment pourrait paraître excessif et trop partial. Mais nous assumons. Pour finir, la gourmandise des tartes aux quetsches ( locales) ou aux myrtilles (d’Allemagne) font danser les papilles. Sans trop de sucre avec une pointe d’acidité qui développe une fraicheur propice et reposante à la fin d’un repas.
En conclusion.
Nous avons passé un excellent moment à la terrasse de cette auberge surprenante par le barnum installé devant le bâtiment principal et rassurante par la chaleur de l’accueil, l’esprit bon enfant de Liliane et Carine et l’atmosphère d’authenticité dans laquelle nous plongeons avec plaisir. Si nous oublions le marcaire, nous sommes tentés de passer notre appréciation à 4 clarines et à 4 têtes de vaches.
passé un excellent moment à la terrasse de cette auberge surprenante par le barnum installé devant le bâtiment principal et rassurante par la chaleur de l’accueil, l’esprit bon enfant de Liliane et Carine et l’atmosphère d’authenticité dans laquelle nous plongeons avec plaisir. Si nous oublions le marcaire, nous sommes tentés de passer notre appréciation à 4 clarines et à 4 tête de vaches.

Ambiance de bien-être

Avec un peu de chance, ce seront les 2 lamas qui vous accueilleront à la ferme-auberge Glashütte, nichée à 850m, sur les hauteurs du vallon de Rimbach (près de Guebwiller). Locataire de la commune de Soultz (également propriétaire du Kohlschlag et de la ferme du Ballon) le couple Gully, Marie-Liliane et François exploite le lieu avec l’aide active de leur fille Carine.

Le nom alémanique de la ferme-auberge évoque bien sûr la verrerie édifiée dans les années 1700 sur un emplacement propice à cet art, puisqu’il y réunissait sable, bois et eau. Le bâtiment est détruit par un incendie lors de la guerre 14-18. En 1937, le lieu est repris par les grands-parents de Liliane, originaires de la vallée de Munster. Ils commencent alors à écrire une nouvelle page de son histoire.

La vaste ferme est enrichie d’une auberge. A droite en entrant, une sympathique salle de bistrot rural alsacien, habillée d’un grand poêle en faïence vert. L’immense tête de sanglier ne laisse planer aucun doute sur l’un des loisirs de François. Les conversations coulent de table en table selon les va-et-vient de Marie Liliane, joyeuse, affable et attentionnée, ouvertement coquette, excellente communicante qui alterne l’humour et de fines analyses sociétales.

Autour de la bâtisse s’étendent près de 70 ha de pâturages que viennent compléter 10 ha de prairies à fourrage dans la vallée, à Moosch. Le cheptel est composé d’une vingtaine de vaches vosgiennes qui produisent le lait, d’une trentaine de génisses aubrac destinée à la viande, des veaux qui les accompagnent et de 25 cochons. Les 20 lapins, les poules et canards complètent la basse-cour… Et la palette des plats de l’auberge.

A la Glashütte, les missions sont bien distribuées : En plus de la cuisine, Marie-Liliane s’occupe de la fromagerie tandis que Carine et François ont en charge les bovins et les cochons. Boucher de formation, François transforme100% de la viande produite à la ferme. Carine consacre une partie de son temps à sa réelle passion, l’élevage des chevaux: une dizaine d’« Irish Cob », une jument comtoise et une ardennaise. Sans oublier l’ânesse qui, l’air de ne pas y toucher, fait fonction de vigie et alerte son monde au moindre dérèglement du troupeau. Nicolas, le fils de la maison, vient donner le coup de main en cuisine quand son emploi du temps le lui permet. Ancien du Cheval Blanc de Westhalten, il est aujourd’hui chef chez Strauss à Heimsbrunn.

Il suffit de pousser la porte
Production locale
Notre avis sur la table :

Notre avis sur l’authenticité :

Randonnée :

Randonnées : 12 ou 15 km – Dénivelé 450m

En pratique :

Ouvert toute l’année. Fermé le lundi