La Table du Christlesgut

Nouvelle visite au Christlesgut.
La famille est toujours là, à veiller tant à cette cuisine, toujours aussi authentique, goûteuse et variée, qu’à la qualité de l’accueil. Cette bonne ambiance familiale déteint sur toute la Maison.
Nous avons pu déguster la charcuterie de bœuf, terrine, lard et lard de jambon de l’ami Frédéric ; excellents ! Ces derniers ont l’aspect de ne pas être (assez) fumés ; en bouche, c’est juste fondant !
Les Fleischnackas sont de bonne facture, malgré une viande un peu trop finement hachée. Au fil notre séjour, ce furent choucroute, une blanquette de veau gouteuse ou des pommes de terre coiffées. Le seul bémol dans l’ensemble : un assaisonnement un peu trop léger ! L’incontournable nougat glacé (fait maison) est toujours là !
A remarquer une spécialité du Christlesgut : le steackkaas. Vous prenez une tranche de bargkaas, vous la trempez dans une bonne pâte à crêpes puis vous faites griller dans une poêle. Un pur délice.
Le soir, l’ambiance est détendue, festive et familiale. Le service est parfait, toujours à l’écoute pour satisfaire le client. Les chambres quant à elles sont spacieuses et fonctionnelles.
Le Christlesgut c’est l’humanité présente à chaque instant.
Une autre confirmation : les fromages. Ah les fromages du Christlesgut !
Ce sont Arminda et Adrien qui réalisent ces merveilles dans leur laboratoire de la ferme du Stemisberg. Ces fromagers hors pairs ont à leur disposition 3 caves. Une spécifique au Munster, mais où on trouve aussi la tomme au Munster. La seconde réservée au Bargkaas, les plus vieux datant d’octobre dernier. Dans la troisième enfin, murissent les tommes et vieilles tommes au cumin, à l’ail des ours, graine de moutarde.
Ces petites merveilles peuvent être achetées aux marchés de Sélestat et Mulhouse.

Le repas.

Ce jour-là, nous sommes condamnés à l’incontournable marcaire, sauf que… en insistant gentiment et en acceptant un peu d’attente, d’autres possibilités nous sont proposées. Bien nous en a pris car nous avons mangé de la véritable cuisine!
Les Fleischnackas sont un modèle du genre. La viande est bien épicée, s’enroule dans une pâte à nouilles telle qu’on souhaiterait la déguster plus souvent. L’ensemble est servi dans un bouillon savoureux avec un festival de petits légumes (ils viennent d’un maraîcher du marché de Mulhouse).
Les beignets au fromage, tranche de bargkaas enveloppée d’une pâte à crêpe sont une spécialité maison, originale, simple, goûteuse et d’une légèreté surprenante.
Enfin la palette de fromages ravit le palais. Le bargkaas onctueux et profond exprime des arômes de genièvre, élégants et discrets. Si le munster, malgré ses 21 jours d’affinage demanderait un peu plus de maturation (mais nous sommes en fin de saison) sa richesse et sa finesse nous enchantent. La tomme vosgienne affinée à point séduit par son équilibre de goût et consistance. Enfin, nous avons le plaisir de goûter à un  « test », un fromage blanc affiné selon une technique de fromage de chèvre dans la cave à tommes : le résultat est une pure merveille. Devant ce florilège, on aurait tendance à passer rapidement sur le bibalakaas délicieusement assaisonné d’oignons et de ciboule fraiche. On aurait certes tort d’ignorer ce plaisir simple.
Pour le dessert ce sera nougat glacé maison ou tarte de saison, poires et chocolat noir. Inutile de préciser que la gourmandise y trouve largement son compte.

Côté vins.

Pour les Alsace Jean Becker, domaine bio de Zellenberg côtoie Paul Gaschy de Eguisheim toujours en conventionnel. Nous aimons le pinot blanc de Jean Becker, fleuri, expressif et bien concentré, le pinot gris de Paul Gaschy capiteux, suave aux notes muscadées. Nous avons plus de réserve sur son muscat, certes expressif au nez mais qui présente une légère amertume en bouche.
En vins rouges, nous notons le Côtes de Roussillon, Château de l’Ou 2012, domaine bio, qui est bien charnu, avec des arômes de fruits noirs et myrtilles, alliant matière et belle fraicheur.

En conclusion.

Le Christlesgut, une ferme auberge qui produit ce qu’elle présente sur sa carte… et inversement. On y ressent la volonté de réellement « faire la cuisine » et de la bonne,  pour bien régaler l’hôte de passage. Réalisé dans un bel esprit familial, tout cela est simple et fort bien exécuté. Une étape agréable, douce et bien gourmande.

Parmi les autres plats possibles :

Le Baekaoffa
Le rôti de bœuf
La potée aux choux
Les tripes
Les lawerknepflas
Le presskopf

 

 

 

Heimelig - Comme chez soi
Les beignets au fromage
Tout frais cueillis les champignons
Christel raconte le Christlesgut
Ah les fromages du Christlesgut !!!
Notre avis sur la table :

Notre avis sur l’authenticité :

Randonnée :

En pratique :