La Table du Drumont

2024 : Réouverture du Drumont

 

Phase de transition – Automne 2021

Une récente visite à la Ferme-Auberge du Drumont nous a laissé un peu sur notre faim ( façon de parler). En effet, la carte et surtout les propositions ou suggestions quotidiennes qui nous faisaient tant saliver, sont remplacées par 2 uniques propositions : le repas marcaire (le dimanche) et, en semaine, le menu de la ferme, lui aussi invariable toute l’année. Les suggestions sont réservées aux soirées, donc aux pensionnaires.
Où sont passés les rôtis de veaux, fleischnacka, têtes de veaux, pots-au-feu et autres quenelles de foie… Renseignement pris, il semble prévu que la variété pourrait être de retour l’année prochaine. En effet, les parents sont partis reprendre la ferme-auberge du Markstein et ont laissé à la jeune génération la tâche de reprendre la mission au Drumont.
Nous attendons avec impatience ce retour aux sources.
En attendant, nous maintenons 3 clarines et ramenons à 1 tête de vache.

1ère visite

Le repas.

L’offre « menus » est thématique et varie selon les jours, à une exception, le marcaire, bien sûr. Vous pouvez tomber sur le jour « quenelles de foie », « tête de veau », « bœuf », « menu de la ferme » avec son fromage de tête et le gratin du marcaire … et bien sûr la carte des « petits plats » de charcuterie ou fromages maison. En cuisine, c’est Viviane, l’épouse de Christian qui officie, avec efficacité et sans chichis. Nous avons goûté à la terrine, aromatisée dans un bel équilibre des saveurs, au Presskopf réalisé à base de tête de cochon, avec de beaux morceaux variés dans le respect du produit, la gelée ne servant que de liant ce qui est loin d’être toujours le cas. Seul regret, un peu trop de sel.

Autre exemple d’équilibre : la tourte. Sa texture est agréable et son assaisonnement, à la dominante de muscade respecte la saveur originale des viandes. Les Lawerknépflas ou quenelles de foie de génisse régalent le palais. Un vrai goût de cuisine de grand’mère avec l’accent légèrement sucré des oignons confits qui équilibre le goût caractéristique du foie. Les roïgrebrageldas appelés ici « tofailles », nous sommes dans le département des Vosges, sont moelleuses. Le gratin du marcaire est classique, onctueux et savoureux.

Les fromages, 100% produits et affinés à la ferme, nous ravissent, tant par les parfums qu’en bouche. Le bargkaas, 2 mois et 1/2 d’affinage, oscille entre délicatesse et puissance. Le munster est une réelle confiserie, présence et douceur, du caractère sans les odeurs d’étables qui peuvent rebuter. Encore de beaux exemples d’équilibres des saveurs !
Jusqu’à la tarte aux mirabelles, manquant hélas de maturité, qui est délicieuse, sans excès de sucre ni de flanc, dans la justesse du fruit.

Nous formulons le souhait que Laura, l’une des filles du couple poursuive sur les traces des parents, stimulée par Kelly qui œuvre à Lausanne après un passage à l’Auberge de l’Ill à Illhaeusern…

Côté vins.

Nous passerons rapidement sur les vins d’Alsace du domaine Marschall à Houssen, pour nous concentrer sur ceux de Maurice Schueller de Gueberschwihr. Son Edelzwicker est joliment floral, marqué de notes de fruits blancs et jaunes. Il accompagne sans retenu les plats de l’auberge. Le riesling s’inscrit dans la droite ligne : vif et tendu, sur des arômes de citrons et pamplemousses, il offre une matière généreuse. La carte des vins rouges est bien équilibrée : un classique, le Beaujolais de Louis Tête ; un incontournable, le Vacqueyras de Fontsimple ; un Bordeaux, Château Charron. Nous avons beaucoup aimé le Côte du Rhône rouge de Bernard Chabran. Vinifié à partir de Grenache majoritaire, de Syrah, et Mourvèdre, l’Oustau des Lecques, est délicieusement fruité, sur des notes de fruits rouges mûrs et de garrigue légèrement fumée. Un vin gourmand qui accompagne agréablement les plats canailles.

En conclusion.

Droit dans ses bottes, d’un abord modeste, Christian Deybach, bien secondé par son épouse Viviane et l’une de ses filles, anime l’auberge avec la conviction et l’assurance de celui qui est persuadé de faire bien son travail. Et il a raison. Car tout est mis en œuvre pour satisfaire le client dans le respect de l’authenticité du lieu.
Sans passion ni débordement excessif, nous sommes dans le domaine du bon sens et des équilibres. Pour les hommes et les saveurs.

Parmi les autres plats possibles (souvent réservés aux pensionnaires ou sur commande) :

– Rôti de veau
– Fleischnacka
– Tête de veau
– Pot au feu
– Quenelles de foie

A emporter :

– Bargkass
– Munster
– Tomette

Ferme auberge alsace (6)
La salle du Drumont
LES Lawerknépflas - quenelles de foie
Christian Deybach
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Randonnée :

Randonnée : 5 heures dont 3h30 le matin
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En pratique :

Ouvert de mi-avril au 1° Novembre.
Fermé le lundi soir et mardi
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