La Table du Glasborn

Le repas.

L’immensité de l’établissement et l’anonymat d’un service distant, (jusqu’à être cassant au motif d’être efficace), sont des critères peu habituels dans le cercle des fermes-auberges alsaciennes. Cependant, disons de suite que nous avons pris un certain plaisir au repas.

Si le presskopf  s’efface derrière le goût standard du « produit mondialisé », les cotis de porc et le boudin peuvent se prévaloir d’un caractère rustique et bien authentique. Pour le boudin : belle consistance, épicé juste comme il faut, bien équilibré, un modèle du genre. Pour les cotis, un gras moelleux et fondant juste grillé pour lui donner un léger croustillant… A en faire saliver vos babines (diététiques s’abstenir). Quant aux roïgebrageldis , ils sont à l’unisson : moelleuses et grillées, on perçoit les bardes de lard, les oignons et, bien sûr, le beurre qui rend l’ensemble tellement onctueux.

Le Munster est servi avec du vrai carvi (et non du cumin). Son manque de maturité est compensé par une belle saveur gourmande. Les deux bargkaas sont différents : une variété un peu dure, agressive et l’autre plus puissante et capiteuse. Question de lait ou d’affinage certainement.
A part le siaskaas correct, nous ne nous étendrons pas sur les desserts qui ne méritent pas le détour. La serveuse nous prévient : « prenez une tarte aux pommes, le reste c’est toujours pareil ».

Côté vins.

La carte des Alsace est riche et variées. On y croise Dopf et Irion de Riquewihr, Lichtle et Fils de Ammerschwihr, Ernest Horscher de Mittelwihr, Alphonse Meyer de Zimmerbach, Alphonse Kuentz de Husseren-Les-Châteaux, la Cave des Vignerons de Turkheim,
En rouges, St Emilion et Côtes du Rhône côtoient le Beaujolais ou les cotes du Ventoux Cuvée Glasborn ainsi qu’un original Rouge d’Ottrot.
C’est est un peu un inventaire à la Prévert. Entre choix gustatifs et opportunités commerciales, nous interrogeons.

Le riesling Kaeferkopf 2013 de Lichtle est bien fait, sec et salin, mais un peu court et austère pour un Grand Cru. Le Ventoux , Cuvée Glasborn, est gourmand et épicé et accompagne agréablement les viandes.

En conclusion.

En milieu d’après-midi, la vie s’organise autour du comptoir. Alain Didierjean et ses habitués y conversent autour d’un verre. La discussion est animée et volubile. Ambiance : « Bar de la Marine »… Alors, bistrot de quartier ou ferme-auberge ? Selon le moment, la réalité semble dissemblable. A 960m nous sommes en terre de contraste.  Un restaurant jouxtant une ferme, est-ce une ferme-auberge ? simple question de sémantique ou plus gravement de philosophie et de valeurs?
Ce type de question entraine une réponse du patron : « On fait notre chemin. Point barre. La ferme-auberge c’est une race ». Nous ne savons pas si tous les fermiers-aubergistes se retrouveront dans la réponse.

Parmi les autres plats possibles :

– Repas marcaire
– Cochonnailles : Soupe de boudin, presskopf, boudin aux pommes, choucroute au lard, lawerknepfla et jambon
– Baekaoffa sur commande
– Ailes de poulets à l’ail et persil : pic-pic
– Salade de munster chaud
– Assiette de charcuterie
– Omelettes

Et à emporter :

Charcuteries
Viandes fumées
Munster
Fromage de chèvre

Un régal !
Que de monde !
Fromagerie
Alain Didierjean, un homme de certitudes
Notre avis sur la table :

Notre avis sur l’authenticité :

Randonnée :

Randonnée : 3h30 à l’aller – 45′ au retour

En pratique :

Ouverte toute l’année