Ferme Auberge de la Glashütte

Mars 2017
A l’instar de notre précédent passage, l’accueil est chaleureux et vraiment bon enfant. Très vite, nous apprenons que l’une des juments de Carine, la fille du lieu, va donner naissance à des poulains… Bref, nous sommes dans la famille ! Quant à la table, elle ne démérite pas. Autour d’un jambon fondant, aux arômes exquis, nous découvrons des rillettes. Marie-Liliane, les appelle « terrine » Elle est réalisée par son mari, et vaut le détour. Puis nous arrive un lapin. Vous savez, ces lapins dont on a oublié l’existence, car même en version fermière, il est tendre et presque fondant. Nous regrettons que la sauce onctueuse et bien relevée, soit un peu trop liée. Interrogée sur le sujet, Marie-Liliane nous répond que cette consistance correspond à une demande de la majorité des clients.
C’est très sereinement et confiant que nous attribuons une 3ème clarine à la Glashütte.

Ambiance de bien-être

Avec un peu de chance, ce seront les 2 lamas qui vous accueilleront à la ferme-auberge Glashütte, nichée à 850m, sur les hauteurs du vallon de Rimbach (près de Guebwiller). Locataire de la commune de Soultz (également propriétaire du Kohlschlag et de la ferme du Ballon) le couple Gully, Marie-Liliane et François exploite le lieu avec l’aide active de leur fille Carine.

Le nom alémanique de la ferme-auberge évoque bien sûr la verrerie édifiée dans les années 1700 sur un emplacement propice à cet art, puisqu’il y réunissait sable, bois et eau. Le bâtiment est détruit par un incendie lors de la guerre 14-18. En 1937, le lieu est repris par les grands-parents de Liliane, originaires de la vallée de Munster. Ils commencent alors à écrire une nouvelle page de son histoire.

La vaste ferme est enrichie d’une auberge. A droite en entrant, une sympathique salle de bistrot rural alsacien, habillée d’un grand poêle en faïence vert. L’immense tête de sanglier ne laisse planer aucun doute sur l’un des loisirs de François. Les conversations coulent de table en table selon les va-et-vient de Marie Liliane, joyeuse, affable et attentionnée, ouvertement coquette, excellente communicante qui alterne l’humour et de fines analyses sociétales.

Autour de la bâtisse s’étendent près de 70 ha de pâturages que viennent compléter 10 ha de prairies à fourrage dans la vallée, à Moosch. Le cheptel est composé d’une vingtaine de vaches vosgiennes qui produisent le lait, d’une trentaine de génisses aubrac destinée à la viande, des veaux qui les accompagnent et de 25 cochons. Les 20 lapins, les poules et canards complètent la basse-cour… Et la palette des plats de l’auberge.

A la Glashütte, les missions sont bien distribuées : En plus de la cuisine, Marie-Liliane s’occupe de la fromagerie tandis que Carine et François ont en charge les bovins et les cochons. Boucher de formation, François transforme100% de la viande produite à la ferme. Carine consacre une partie de son temps à sa réelle passion, l’élevage des chevaux: une dizaine d’« Irish Cob », une jument comtoise et une ardennaise. Sans oublier l’ânesse qui, l’air de ne pas y toucher, fait fonction de vigie et alerte son monde au moindre dérèglement du troupeau. Nicolas, le fils de la maison, vient donner le coup de main en cuisine quand son emploi du temps le lui permet. Ancien du Cheval Blanc de Westhalten, il est aujourd’hui chef chez Strauss à Heimsbrunn.

La ferme auberge de la Glashüte
Il suffit de pousser la porte
Production locale
Notre avis sur la table :

Notre avis sur l’authenticité :

Randonnée :

Randonnées : 12 ou 15 km – Dénivelé 450m

En pratique :

Ouvert toute l’année. Fermé le lundi