Ferme Auberge du Bruckenwald

Nouvelle visite au Bruckenwald.
L’ouverture a été retardée cette année, à la suite d’un accident subi par le fils.
Belle affluence ce jour de début juillet et toujours Marc et Colette très affairés et toujours aussi discrets.
Nous avons pu déguster la saucisse de viande finement hachée et juste épicée, la saucisse paysanne toujours avec des morceaux de têtes, les deux sans conservateur.
Le lard de jambon reste un modèle du genre avec un équilibre tant dans la texture qu’au niveau du fumé. Un régal !
Suivent les fameux roestis accompagnés d’un roulé de porc d’une tendreté parfaite ; et que dire de ce jus de viande…comme chez la grand-mère…L’assaisonnement des salades est un modèle du genre.
Si le fromage de chèvre n’offre aucun intérêt, le bargkaas, bien affiné est d’une puissance et d’une élégance rares.
La tarte aux myrtilles de belle facture termine cette pause avec le même plaisir que lors de notre précédente visite.
Colette, affairée aux fourneaux n’a pu nous consacrer du temps ; par contre de l’échange, court et discret avec Marc, il ressort que ni le cheptel, ni leur philosophie n’a changé.
Souhaitons que ce travail puisse continuer longtemps encore dans cette belle vallée où la totalité des fermes auberges respirent l’authenticité.
Nous passons notre appréciation de 3 à 4 têtes de vaches.

Une authentique rusticité

L’accueil fut pour le moins distant et réservé, dû à une journée de grande affluence. Cette première impression est très vite remplacée par une empathie emprunte de rusticité vraie en phase avec l’environnement.
A ne pas en douter, nous sommes bien dans une ferme, lovée dans un écrin de verdure ! Ne cherchez pas le superflu.

Cette impression est confirmée lorsque Marc nous indique tout de go que le repas marcaire n’est pas de tradition dans la vallée de la Doller…
Marc et Colette Iltis naviguent entre la ferme auberge et l’exploitation agricole de Sierentz. Le cheptel de 80 animaux de race vosgiennes, 5/6 porcs, 5/6 chèvres, poules constituent le cheptel. Seule une petite partie monte à la ferme auberge, en saison, sur les 36 ha loués à la commune.
Toute la viande est transformée à l’exploitation en hiver ou chez Huber à Oberbrück. Le fromage munster vient de chez Weiss à Bourbach le Bas. Le Siesskaas provient de la ferme familiale, du moins hors saison.

La viande porcine vient d’horizons multiples (Sélestat, Masevaux, Holtzheim) et complète la propre production.
Les légumes proviennent de chez Arbeit, le voisin de Sierentz, les œufs et les pommes de terre sont issus de l’exploitation.
L’histoire de cette ferme ressemble à une Histoire. Prenez le temps de feuilleter l’album photo ; vous y apprendrez qu’en 1966 on parlait déjà de l’électricité (qui n’est arrivée qu’en 1992…) que belle maman Madeleine a arrêté la ferme auberge à l’âge de 83 ans.
Cette histoire, ainsi que l’origine des produits sont largement expliquées sur les panneaux accrochés sur la façade.

C’est la 50ème année d’existence du Bruckenwald, et le couple Marc et Colette se sont adaptés à cette vie de restaurateurs agricoles avec simplicité, modestie (avec une belle touche d’espièglerie !) à la grande satisfaction des nombreux « vrais » randonneurs présents ; on y accède en effet difficilement en voiture…
Nous avons mangé en terrasse. La salle quant à elle est toute en rusticité (encore !) recouverte de lambris de sapins, made by Madeleine.
L’authentique rusticité !

Ferme Auberge Bruckenwald
Bruckenwald étable
Bruckenwald fleurs
Notre avis sur la table :

Notre avis sur l’authenticité :

Randonnée :

12.5 km au total

En pratique :

De mi-avril à mi-novembre ouvert uniquement le week-end.
Ouvert de mi-juin à mi-septembre toute la semaine sauf lundi.
Fermeture hebdomadaire : Lundi