Ferme Auberge du Buchwald

Nouvelle visite : L’art de conjuguer les paradoxes
Que ce soit en terrasse ou en salle, spacieuse et claire, la vue vous émerveillera : sur la vallée d’abord et plus loin vers la plaine d’Alsace. Pour peu que le soleil s‘amuse avec quelques bancs de nuages frivoles et capricieux ou que l’atmosphère vous joue une partition en clair obscur, la magie est assurée.
Dans la famille Wehrey, c’est le neveu qui nous accueille. Sympathique et affable, il nous propose les plats disponibles ce jour… un menu marcaire ou une déclinaison autour d’un jambonneau ou de saucisses de porc.
Rapidement, un long échange s’installe, sur l’apparente contradiction entre le grand troupeau de vaches, génisses et veaux qui entoure la ferme et les plats proposés exclusivement à base de porc. Il complète notre perception de la réalité économique divisée entre les attentes des clients, le besoin de les satisfaire et une aspiration plus ou moins affirmée de coller davantage aux produits de la ferme.
Un déjeuner très « cochon ».
Il démarre autour d’un assortiment de charcuterie maison issue des bêtes de la ferme. Quelques spécialités réjouissent d’emblée notre palais exigeant : le Preskopf cuit dans son bouillon à l’auberge, par ses saveurs originelles, la Lawerwurst (saucisse de foie), par la délicatesse de son goût de noisette écrasées, le bœuf séché par l’équilibre entre moelleux et séché, enfin le gendarme de bœuf épicé juste à point. Attribuons aussi une mention particulière au beurre maison, avec un bouquet à nul autre pareil.
Le jambonneau (acheté nature à l’extérieur) est cuit au bouillon puis braisé. Tendre à souhait, avec sa sauce brune agrémentée d’oignons, champignons et de tomates nous rêvons d’en déguster d’équivalents dans certaines Winstubs de grandes villes alsaciennes. Les excellentes saucisses de porc sont marquées par le cumin et la coriandre. Et de plus, elles proviennent des cochons de la ferme.
Quant aux Roïgebrageldas, elles jouent agréablement entre grillé et fondant. Curieusement elles semblent ne pas avoir été trop enrichies au beurre.
Nous accompagnons le tout avec un Riesling du domaine de la Tour Blanche à Riquewihr. Daniel Klack réussit ce millésime 2018 d’une belle fraicheur, avec un nez floral et quelques prunes, des fruits jaunes en début de maturité. En bouche une minéralité acidulée chatouille les papilles, séduites par de beaux amers en finale.
Pour passer un bon moment.
En définitive, on mange agréablement au Buchwald. Et si vous souhaitez découvrir autre chose que du marcaire : un pot au feu, des Fleischnackas, une blanquette, des bouchées à la reine ou encore du lapin, téléphonez quelques jours auparavant. Mireille Wehrey ou Julie sa fille se feront un plaisir de vous préparer l’un de ces produits de la ferme ; ou du moins vous proposer ceux du moment.
Nous passons notre avis à 2 clarines et 3 têtes de vache.

Un classique :

Le troupeau de belles vaches « vosgiennes » se repait tranquillement dans les prés qui jouxtent la ferme. La source captée se déverse langoureusement en attendant que lui soit tendue une gourde gourmande… Une  ambiance bucolique berce l’environnement de l’auberge.

Même si, devant l’entrée, vous croisez un autobus qui déverse une cinquantaine de touristes, n’hésitez pas à franchir la porte. L’accueil est chaleureux et la salle avenante, « type brasserie », un peu bruyante, avec son grand kachelofa beige. Et ce qui est rassurant, les randonneurs sont bienvenus à l’auberge : un autocollant vous le signale clairement.
C’est dans ce cadre imposant (120 personnes à l’intérieur et une très grande terrasse) que la famille Wehrey officie depuis plusieurs génération.
 

Le Buchwald
Vision après la pluie1
La ferme auberge du Buchwald
Des voisins sympathiques
Notre avis sur la table :

Notre avis sur l’authenticité :

Randonnée :

4h - 3 à l'aller et 1h pour le retour

En pratique :

Ouverte toute l’année