Ferme Auberge du Freundstein

Un festival de saveurs
Depuis notre dernière visite, le COVID est passé par là, les soucis de santé de Laurence aussi et nous avons grand plaisir à retrouver ce lieu magique « comme avant ».
L’ambiance est joviale quand nous arrivons au Freudstein. De grandes tablées réunissent les membres d’un groupe Franc-comtois qui festoient déjà bruyamment. L’auberge est donc quasi pleine et nous ne pouvons nous empêcher de nous inquiéter sur la qualité du service à suivre. Bien mal nous en a pris : nous avons été choyés comme si nous étions les uniques clients de l’auberge.
Grand bravo pour la disponibilité et l’attention sans faille de Laurence et Stéphane Luttringer.
Pour déjeuner, nous avons craqué pour le Preskopf accompagné ce jour là d’une belle terrine de foie. Le premier nous avait déjà conquis précédemment par son équilibre d’élégance et de belle rusticité. Stéphane fait honneur à la matière. Nous sommes loin de certains presskopf avec quelques morceaux disséminés dans de la gélatine. La texture est dense te nous retrouvons tous les morceaux qui font le plaisir de cette charcuterie. Pour la terrine, il est évident qu’il faut aimer le foie. Les saveurs sont puissantes, et la texture agréable, relevé avec subtilité, juste ce qu’il faut de personnalité.
A suivre un bourguignon de veau. D’emblée, un bouquet gourmand s’élève du plat et fait saliver nos papilles. Le braisé de la viande lui confère un délicat fumé. Le moelleux de sa texture ravit notre palais. Le jus de veau riche et onctueux, aux arômes complexes, accompagne la viande de belle façon.
Les 4 clarines sont confirmées, complétées avec bonheur d’un beau « coup de cœur ».
Laurence et Stéphane Luttringer poursuivent leur route avec opiniâtreté et la première impression lors de ce nouveau passage se résume facilement : fidèle aux valeurs !
Depuis un an, une coquette terrasse permet de profiter de la chaleur des rayons de soleil lorsqu’il se présente. Dans l’assiette c’est toujours le grand bonheur d’une rusticité élégante, autour de saveurs authentiques. Avec le souci de perpétuer les grands classiques certes, mais aussi de se renouveler et d’oser des recettes personnelles, surgies de l’imagination et de l’expérience de Laurence. Aujourd’hui une quiche au poireau et munster à l’ail des ours et un civet de cochon de lait à la bourguignonne. Nous craignions, bien à tort la puissance envahissante du munster dans la quiche. Bien au contraire, nous avons gouté à un bel équilibre de parfums, dans la nuance et le respect des différentes saveurs. Une quiche d’une grande subtilité. Quand on déguste les premières bouchées du bourguignon de cochon de lait, on se dit, « pourquoi ne pas y avoir pensé plus tôt » ? La viande est succulente, dans un jus joliment assaisonné, pour un plat onctueux, tout en finesse.
Les 4 clarines sont largement confirmées, ainsi que les 4 têtes de vaches. Voilà un établissement en bordure de la route des crêtes qui préserve son exigence de qualité et qui ne se contente pas de faire dans la facilité.

Régal et ravissement !

Le Grand Ballon et son radar érigé par l’architecte Claude Vasconi (le créateur de La Filature à Mulhouse) font face à la ferme-auberge du Freundstein qui s’accroche au versant opposé, direction « Le  Vieil Armand ». En contrebas, vers le Col Amic, Stéphane Luttringer travaille une partie des 100 ha de pâtures et bois entretenus par quelques 73 vaches de race Abondance (pour le lait) ou Salers (pour la viande).

L’accueil de Laurence Erhart, sa compagne est chaleureux, enthousiaste et pétri de bonne humeur. Et pour cause, droite dans ses bottes, elle nous annonce tout de go ce qui apparaît immédiatement comme la bible du lieu : vous ne trouverez que des produits de saison ; en provenance de la ferme ; cuisinés voire élaborés sur place (sauf les légumes, ayant de la peine à plus de 900m). Et encore, ils ont eux aussi une histoire de proximité puisqu’ils sortent souvent des jardins d’amis retraités prenant plaisir à donner vie à quelques variétés anciennes et oubliées. L’essentiel provenant de chez Koehl (halles de Cernay) en bio, à Bollwiller.

Une quarantaine de cochons complète le cheptel de la ferme. En début ou fin de saison l’approvisionnement se fait chez Pascal Pierré, éleveur-naisseur à Berrwiller, adhérent aux Gie « Terre d’Elsass ». Ce label garantit la filière courte et l’origine des bêtes.

Les pommes de terre sont cultivées à Berrwiller ; l’excellent pain de campagne est élaboré par Serge, le boulanger- pâtissier de Willer-sur-Thur. Plus aucun doute ne subsiste, quant à la volonté de s’assurer des qualités et provenances de chaque produit proposé sur table.

Nous regagnons la salle (55 places) de l’auberge, son cadre champêtre, ses nappes rouges alsaciennes. Une douce chaleur est diffusée par la cheminée centrale. Nous apprécions le repas présenté par Laurence. Elle était comptable. Elle a fait le choix de suivre une passion et de changer de carrière pour rejoindre Stéphane, représentant la 3ème génération de fermiers-aubergistes au Freundstein.

Freundstein
Vue du Freundstein
La ferme auberge du Freundstein
On est prévenu !
Notre avis sur la table :

Notre avis sur l’authenticité :

Randonnée :

3h à l’aller – 1.5 h au retour. 530m de dénivelé

En pratique :

Fermé en décembre et janvier et le lundi soir sauf en juillet et août.
Fermeture hebdomadaire : Lundi et mardi