Ferme Auberge du Gresson

Plaisir renouvelé !
Grand moment d’enthousiasme au Gresson.
L’atmosphère est toujours cosy, amicale et tellement accueillante, pour le client qui se sent chez lui. Et puisque la météo est trop automnale, le groupe de randonneurs qui sera hébergé pour la nuit est accueilli à l’intérieur, avec le sourire, même pour y manger son casse-croute tiré du sac. Chaleureuse et attentionnée, Anne présente le menu du jour et ses variantes possibles.
Nous laissons la charcuterie réalisée par 2 bouchers (dont Hubert à Oberbruck) à partir des bêtes de la ferme. Anne nous précise que, même si l’origine est locale, chaque boucher applique sa propre recette. Aussi intéressante qu’elle puisse être, il pourra aussi la proposer à d’autres de ses clients.
De la vraie gastronomie
Nous privilégions donc le potage de Butternut et Musqué de Provence agrémenté de lanières d’omelettes, qui est à présent un grand classique du Gresson en automne. Riche en saveurs et complexe au palais, le velouté dégage des notes très légères de fumé. On y perçoit une pointe de gingembre, un zeste de curry et ce caractère poivré… Benédicte en garde précieusement le secret mais nous n’excluons pas le piment d’Espelette qui, bien utilisé, peut apporter cette puissance et cette complexité.
Avec un peu de regret, nous abandonnons le Bourguignon – en effet nous en avions mangé un succulent lors de notre dernière visite – au profit d’un boudin frais. Son accompagnement nous enchante : ravissement pour les yeux, curiosité olfactive et enfin grand bonheur pour les papilles. Normal, Anne qualifie le boudin de foie gras de cochon… Servi avec une compote de pommes acidulées et un confît de coings, l’équilibre gustatif touche au sublime. Oserions-nous trouver à redire pour sa consistance ? Peut-être une affaire de goût, tout simplement ?
En accompagnement, l’assiette « racines » nous comble : un gratin de pomme de terre et bettes, un écrasé de carottes violettes et une purée de pomme de terre d’anthologie. En complément, nous apprécions la palette de légumes de saison, cuisinés avec précision et dont chaque goût est respecté et sublimé. Ils sont toujours issus des 30 ares du potager familial à Artzenheim.
Et pour finir ce festival de saveurs, il nous est difficile de décider entre une tarte aux quetsches qui parle d’elle même et sa sœur aux mirabelles tout aussi charmante.
Un dernier mot, les Fleischnackas aux petits légumes dégustés récemment sont un grand moment de retour aux sources. Celles qu’on faisait dans le Sundgau, avec de la sauce tomate… Encore une belle expérience gustative car Bénédicte revient aux origines et la texture comme les saveurs de ce plat sont simplement incomparables.
Bravo !
Après avoir pris un tel plaisir à table, il nous est encore plus agréable d’échanger avec Bénédicte qui nous raconte avec enthousiasme et précision ses multiples tâches. Pour les légumes, cela commence par le choix des semences pour terminer dans l’assiette du client. Certes après de multiples décisions et un immense travail dans le détail. C’est à ce prix, qu’avec sérénité et beaucoup d’assurance, Bénédicte est en mesure de proposer une qualité sans détour. Pour elle, en toute simplicité, il s’agit d’une évidence. Nous confirmons les 4 clarines et les 4 têtes de vache. Et c’est avec plaisir que nous attribuons « un coup de cœur » de l’année au Gresson.

Une symphonie à 4 mains…

A la ferme-auberge du Gresson, 950m d’altitude, au cœur des chaumes, depuis le belvédère protégé des vents, nous profitons d’une vue imprenable sur la plaine. Dès notre arrivée, le cadre nous séduit par son respect de l’environnement, dynamisé par des touches paysagées et colorées, aussi inattendues que pertinentes. Cette personnalisation de la terrasse panoramique lui apporte d’emblée ce supplément d’âme que l’on recherche parfois en vain. Ce lieu est réellement habité, dans tous les sens du terme.

On sent que, même loin de tout – aucune route n’y accède – la vie s’installe pour toute l’année.

En salle, c’est Anne, qui nous accueille chaleureusement dans une [salle] cadre agréablement relookée. Les apports contemporains valorisent l’authenticité du décor : granit brut, briques et bois avec du mobilier d’époque revêtu de belles nappes en kelche…Tout cela avec un goût certain.
Originaire de Schweighouse près de Thann, la famille Hirth exploite la ferme-auberge du Gresson depuis 1987. Son cheptel se compose d’une dizaine de porcs et d’une douzaine de vaches de race vosgienne, de 12 veaux et  de 9 génisses qui assurent la reproduction du troupeau.

L’auberge élabore en autarcie l’essentiel des produits servis à sa table. [2] Deux bouchers transforment la viande. Les légumes proviennent du potager de 25 ares cultivé à Artzenheim par Bénédicte, la sœur d’Anne.

On arrive au Gresson
Vue de la chambre
Production maison
ferme auberge Gresson
La touch du Gresson 3
Notre avis sur la table :

Notre avis sur l’authenticité :

Randonnée :

Randonnée : 15 km dont 10 pour l’aller

En pratique :

Fermée lundi midi & jeudi