La Table du Gresson

Le repas.

Aucune carte ne renseigne le visiteur curieux. La cuisine est élaborée par Bénédicte, selon la saison et en fonction des circonstances.

Aujourd’hui nous commençons par un velouté de potiron, agréablement crémé, parfaitement assaisonné. Des petites lanières de crêpes enrichissent la consistance du potage. A suivre, un duo de rôti de porc et jambonneau désossé, accompagnés de petites carottes multicolores, de courgettes justes saisies et de pommes de terre cuites à l’étouffé, à peine grillées. Chacune des cuissons est dominées et magnifie le produit.

Vous l’aurez compris, le repas marcaire n’est pas de mise en ce lieu. Dans sa cuisine Bénédicte conjugue avec bonheur l’authenticité des produits, leur interprétation créative et la justesse des saveurs. Dans chaque plat, on sent le plaisir qu’elle éprouve à le peaufiner, à l’élaborer avec la passion d’une attention jusque dans le détail.
Le Bargkaas, un peu terne, provient de la ferme-auberge du Baerenbach. Le munster de la ferme Hussmatt de la famille Weiss à Bourbach-le-Bas est bien affiné, moelleux à souhait, bien qu’un peu jeune peut-être, mais nous sommes en fin de saison.

Enfin la tarte aux quetsches aromatisée à la cannelle, légèrement caramélisée est préparée par Ginette, la maman des 2 sœurs : un réel délice !

Côté vins.

A l’instar de la ferme-auberge, les vins sont une histoire de femmes : du caractère, du goût et  de la sensibilité…
Les alsace viennent de la maison Pierre Birghan à [Husseren Les Châteaux]  Husseren-les-Châteux. Leur riesling de la Cuvée des Châtelains est bien équilibré, droit sec et tendu : tout ce que l’on attend de ce cépage.

En vins rouges, on trouve de belles surprises. Un Côtes du Forez « La Volcanique » de la cave Verdier-Logel en agriculture biologique. Il est issu de cépage gamay sur terroir basaltique, structuré, avec des notes minérales, épicées et légèrement grillées.
Le Château La Rose Bellevue en Premières [Côte] Côtes de Blaye, se révèle rond et fruité, avec une petite note de vanille en finale.

Plus convenu, en Vacqueyras, Les Seigneurs de Fontsimple de la Cave des « Vignerons de caractère »  est un assemblage de syrah, grenache, Carignan et mourvèdre. Il joue d’avantage sur la rondeur et un beau velouté. Il évoque les fruits noirs, les épices et la confiture de mûres.
La gamme est complétée par un Côte du Rhône du Domaine de la Présidente de Ste Cécile-Les-Vignes aux arômes de kirsch et de cassis et un Costière de Nîmes rosé.
Un grand bravo pour cette carte séduisante.
A noter que tous les vins sont disponibles au verre, en pichet de 25 ou 50cl et en bouteille.

En conclusion.

Douce ou tonique, toujours de bon goût, la couleur est partout. Du mobilier en terrasse aux carottes dans l’assiette en passant par les lunettes de l’hôtesse des lieux… mais surtout elle règne dans les saveurs, dans les esprits et les cœurs. Cette énergie joyeuse est contagieuse et c’est un réel bonheur.
Quel formidable remède au blues de l’époque !

Parmi les autres plats possibles :

Les fleischnackas
Le pot au feu
Le rôti de bœuf
Le bœuf bourguignon
La choucroute
Le boudin

Et les cochonnailles, 4 dimanches d’automne.

Attention, aucune viande ou charcuterie n’est à emporter. Elles sont réservées à la table de la ferme-auberge.

Raffinement style Gresson 1
L'authenticité dans l'assiette !
Anne en salle
Les beaux légumes du potager d'Artzenheim
Notre avis sur la table :

Notre avis sur l’authenticité :

Randonnée :

Randonnée : 15 km dont 10 pour l’aller

En pratique :

Fermée lundi midi & jeudi