Ferme auberge du Kohlschlag

Toujours aussi honnête.
Nouvelle visite en ce début de printemps 2018.
Accueil souriant et avenant de Véronique. La proposition est simple : soupe, Roïgebradeldas et collet fumé. Nous voilà donc bien mal partis pour une maison qui annonce que « Le menu est composé de produits venant de notre exploitation… ».
Interpellée, Véronique propose alors les tripes, que les clients du Stammtisch d’à côté ont commandé. Merci à eux ! Quel délice de tripes ! La qualité de la cuisson et les arômes dégagés ravissent le palais.
A la fin du repas Véronique précise, à juste titre, que la viande de la ferme est congelée et préparée uniquement sur commande. Sinon elle propose le sempiternel collet fumé qui souvent vient de bien loin.
La maison présentait également du rôti de porc qui n’a pas non plus été proposé spontanément.
Dommage !
Sachez que si vous souhaitez des plats maison mijotés, il faut réserver.
Le Kohlschlag, une ferme auberge populaire, au sens noble du terme. Le petit supplément d’âme y est toujours attendu.

Honnête…

La ferme-auberge du Kohlschlag se niche à un jet de pierre en contrebas du Col Amic, à l’écart de la route des crêtes. Seul son toit s’offre au regard qui, depuis le col, s’égare vers la vallée. Cette discrétion, cette apparente modestie, cette part de mystère nous poursuivent en filigrane tout au long du repas. Eloi Gewiss exploite la ferme, propriété de la commune de Soultz, dont un cheptel d’une vingtaine de vosgiennes qui fournissent aussi bien le lait que la viande préparée à l’auberge.

Les cochons, quelques chèvres et de nombreuses volailles complètent l’offre gastronomique. Un fumoir permet à Eloi d’apporter sa touche personnelle aux salaisons maison : l’apport de branches de genièvre en fin de fumage… Véronique, l’épouse du fermier, officie derrière le piano dans un style très familial, en toute simplicité, un peu l’air de ne pas y toucher. Dès l’entrée, une affichette nous prévient : tous les produits laitiers et toutes les viandes sont issus des animaux de la ferme : le statut de ferme auberge est revendiqué avec force et détermination, de l’origine des produits à la simplicité de l’offre. Les légumes et salades proviennent d’un maraîcher de Colmar ou des Vosges, comme, exclusivement en courte saison, les myrtilles.

Le Kohlschlag
La basse cour
Notre avis sur la table :

Notre avis sur l’authenticité :

Randonnée :

3.5 h dont 45′ pour le retour

En pratique :

Fermeture hebdomadaire le jeudi Fermeture en décembre/janvier