Auberge du Gazon Vert

Nouvelle visite : Gazon Vert locavore
Eva et Joseph, animateurs de formation, ont repris le flambeau depuis le 15 juin 2020.
Nous avons retrouvé ce refuge mythique avec grand plaisir ; d’autant plus que le discours des gérants dénote un « locavorisme » chevillé au corps.
Contrairement à leurs prédécesseurs, pas de repas chaud au déjeuner (Il est réservé au diner des pensionnaires du gite). Ils ont essayé les 15 premiers jours, mais devant l’augmentation sensible des randonneurs, ils ont dû abandonner cette option ; leur journée démarre en effet à 7h pour se finir vers 21h.
Les gérants privilégient le « bon » et le « local ». En effet leur approvisionnement est presque exclusivement de la vallée de Thann.
La viande et la charcuterie viennent de chez Laurent, le fromage de chèvre du Cabriolait à Mollau, le fromage de vache et munster de la ferme Schoeffel de Fellering…
Nous n’avons donc eu droit qu’à l’assiette froide, composée de gendarme, saucisse de viande, lard de jambon, terrine, fromage de vache frais, tomme du randonneur, munster et chèvre frais.
Que dire ? Les produits de Laurent sont de bonne facture ; le munster un peu ferme et les autres fromages bien faits et savoureux. A noter que les salades de carottes, de céleri et de choux rouge sont faites maison !
Joseph prépare un bœuf bourguignon pour le soir, avec oignons, carottes…Sinon les pensionnaires peuvent déguster, carbonnade flamande avec spaetzlés, quiche lorraine, tartes de saison…le tout cuisiné maison. Dommage que nous n’ayons pas pu déguster ces plats…
La carte des vins, exclusivement Alsace, donne également une idée de la philosophie qui règne là-haut : l’Edelzwicker, le Chasse-Las et le rosé bio viennent de Wunsch et Mann de Wettolsheim ; le Gewurztraminer et le Crémant de Bott Frères à Ribeauvillé ; le Pinot noir et le Pinot blant K de Kubler à Soulztmatt.
Nous avons choisi l’Edelzwicker. Après la disparition d’une trace de réduction, il laisse la place à une belle vivacité.
Nous passons l’appréciation sur le repas de 2 à une clarine et celle de l’authenticité de 2 à 3 têtes de vaches.

En juin 2015 nous évoquions l’apostolat de Pauline Thomas et Jean-Frédéric Rominger, les gérants du lieu qui ont précédé Alexandre Dumont. Aucune voiture n’accède à l’auberge. Aujourd’hui, il faut toujours une bonne dose de conviction à celui qui sait qu’il est en poste jusqu’en octobre avec le souhait de reprendre le job au printemps suivant. Une précarité que cet amoureux de la montagne et de bons vins assume parfaitement au nom d’une passion : faire partager des plats sympas autour de bons vins. Les assiettes sont réalisées à base de denrées en circuit court, autant que possible en bio. Le choix de vins est minimaliste.

Il est centré sur des « vins nature », domaine dans lequel Alexandre a une expérience certaine. Il fut en effet à l’origine d’un bar à vin « Le Rouge et Noir » à Mulhouse. Le pari reste ambitieux puisqu’en guise de formation culinaire, il ne peut se prévaloir que d’un « j’ai toujours aimé faire à manger à mes potes » qui sonne bien et qui se retrouve avec bonheur dans l’assiette.

Il sélectionne d’excellents produits auprès des fermes voisines comme le Grünholtz à Mitzach et la fromagerie Schoeffel à Fellering ou encore le Burahiesla à Ungersheim pour les viandes de bœufs, veaux ou cochons.

Le Gazon Vert est un Refuge & Gite d’étape

La ferme du Garzon Vert (2)
Apparition au sommet de l'escalier (2)
Notre avis sur la table :

Notre avis sur l’authenticité :

Randonnée :

Plusieurs randonnées possibles entre 7 & 13 km

En pratique :

Ouvert de mai à novembre – fermé le lundi