La Table de la Perheux

Nouvelle visite à la Perheux – Avril 2019

Nora et Roberto vous accueillent toujours avec autant de chaleur et d’empressement. Leur double métier n’affaiblit en rien leur volonté de vous faire sentir bien chez eux, comme s’ils recevaient des amis. Et prendre une bière artisanale ou un sirop maison sur la terrasse, au soleil printanier : quel bonheur ! Et les sirops de manquent pas. Nous ne citerons que la reine des prés étonnante, l’aspérule de saison, une menthe inimaginable (tiens, pourquoi n’est-elle pas verte ?), un sureau d’anthologie et quelques autres….
Aujourd’hui, c’est un rôti de bœuf longuement mijoté qui a ravi notre palais : des arômes équilibrés, un jus concentré, une texture parfaite. Et une mention toute spéciale pour les 2 galettes de pommes de terre : aux lardons et à l’ail des ours. Rien que ces délices valent le déplacement au Col de la Perheux !
Les 4 clarines sont bien en place !

1ère visite

Le repas

Il s’ouvre sur une assiette de crudités-saucissons. Dit comme ça, aucun intérêt. En effet, mais…
Quand Nora vous raconte les différences entre les saucissons vos papilles commencent à frémir. Et quand ensuite vous les portez à la bouche, le terme « festival » de goût est réducteur. Jambon fumé de bœuf, saucisson bœuf/agneau à la noisette, un autre au fenouil, un pur bœuf à la livèche… Certes l’essence même du plat est rustique : il s’agit d’un assortiment de saucissons. Mais leur nuance de textures et saveurs en bouche est d’une telle subtilité que nous sommes dans un registre de gastronomie pour qui prend le temps de déguster. Et ce n’est pas tout ! Trouvez une ferme-auberge, voire un restaurant dans lequel chaque crudité est enrichie d’un assaisonnement spécifique, qui est adapté à chaque légume et qui joue du « billard à 3 bandes » avec votre palais. Grand moment !

A suivre…

Une côte de bœuf. Cuisson parfaite, tendreté remarquable. Nous la parfumons avec un délicat jus de viande, acidulé au vin blanc, avec des carottes al dente et quelques rondelles de courges. La viande est accompagnée de spaetzlés bicolores. Les premiers, nature aux œufs, les autres, à l’ail des ours. Une salade et sa fleur de monarde, plante condimentaire d’un rouge écarlate, accompagnent ce plat. Sa vinaigrette est simplement à tomber à la renverse : riche, sensuelle, délicate et pourtant explosive. A base de vinaigre de cidre, d’huile d’olives, et diverses épices.
La ferme ne produisant pas de lait, nous sommes privés de fromage pour passer directement au dessert. Ce jour là, une tartelette fine faite maison, aux myrtilles et groseilles posées sur une crème anglaise.

Côté vins

Les vins d’Alsace viennent de Maurice Griss ou de Théo Meyer, tous 2 à Ammerschwihr.
En vins rouges, nous avons été déçus par le Côtes du Rhône, Cuvée Chorégie- Exaltation 2015 de la Cave Colombe des Vignes à Sainte-Cécile-des-Vignes. Il s’agit d’un assemblage des 4 cépages du Sud : Syrah, Grenache, Mourvèdre et Carignan. Malgré cette richesse, le vin est dilué et manque de corps, ce qui renforce la rusticité et la sévérité de ses tanins.
En revanche, nous avons bien aimé le Bergerac 2015 du Domaine du Boyer de Yannick Dumonteil. Bien marqué par le fruit, ce vin est riche et gourmand. La bouche est fraîche et agréable, peut-être un peu courte.

En conclusion

Trop beau pour être vrai ? Et pourtant, qu’est-ce qui nous permettrai de douter de la sincérité de ces belles personnes et de l’âme qui se dégage de ce lieu. De la chaleur de l’accueil à la subtilité des plats, en passant par la gentillesse et l’efficacité du service, tout est juste. Une preuve de plus s’il en fallait, que simplicité peut rimer avec qualité. Malgré un décor qui manque de charme, la magie opère et on y passe un moment qui marque les papilles.
N’oubliez pas de téléphoner pour réserver et surtout, en semaine, vérifier que l’auberge soit ouverte.

Notre avis sur la table :

Notre avis sur l’authenticité :

Randonnée :

11km et 470m de dénivelé ou 8km et 400m de dénivelé.

En pratique :

Fermé du 23 décembre au 1er janvier.
Sur réservation uniquement.