Ferme auberge de la Perheux

Nouvelle visite à la Perheux – Avril 2019
Nora et Roberto vous accueillent toujours avec autant de chaleur et d’empressement. Leur double métier n’affaiblit en rien leur volonté de vous faire sentir bien chez eux, comme s’ils recevaient des amis. Et prendre une bière artisanale ou un sirop maison sur la terrasse, au soleil printanier : quel bonheur ! Et les sirops de manquent pas. Nous ne citerons que la reine des prés étonnante, l’aspérule de saison, une menthe inimaginable (tiens, pourquoi n’est-elle pas verte ?), un sureau d’anthologie et quelques autres….
Aujourd’hui, c’est un rôti de bœuf longuement mijoté qui a ravi notre palais : des arômes équilibrés, un jus concentré, une texture parfaite. Et une mention toute spéciale pour les 2 galettes de pommes de terre : aux lardons et à l’ail des ours. Rien que ces délices valent le déplacement au Col de la Perheux !
Les 4 clarines sont bien en place !

Un rayon de soleil.

Qui pourrait oublier le large sourire et la spontanéité de l’accueil qui rassurent dès la première minute. Nous arrivons dans une ferme-auberge tenue par des personnes sincères, avec la volonté de faire bien. Le jardin potager en contrebas de la terrasse, les volailles qui batifolent en liberté autour du petit étang ne vont pas démentir ce sentiment qui sera conforté tout au long de notre trop bref séjour.
Accessible par un chemin caillouteux, la ferme-auberge se situe au-dessus du village de Wildersbach, en dessous du col de la Perheux, carrefour de nombreux chemins de randonnée.
A l’approche de la ferme, le promeneur croise chèvres et moutons qui gambadent et se nourrissent sur les vastes chaumes avoisinantes. Le paysage est si ouvert qu’on a bien du mal à dénombrer la centaine de têtes qui composent le troupeau adulte, sans compter les agneaux. Il s’agit d’une race allemande pas très courante, une des rares AOC en la matière : les moutons de la Lande de Lunebourg. Le cheptel de vaches allaitantes rumine plus loin de la ferme. Au nombre d’une trentaine, les vosgiennes et les montbéliardes sont destinées à faire le plaisir de vos papilles qui, après avoir été abattues à Sarrebourg et sont transformées par Roberto. Il est le compagnon italien de Nora, la fille de Nicole et Wolfgang Höffgen. Les parents sont arrivés en 2005 avec un projet paysager. Aussi noble soit-elle, l’utopie ne nourrit pas forcément ses auteurs. Membres fondateurs parmi d’autres du marché des producteurs à Strasbourg, ils se sont lancés dans le projet de l’Auberge, propriété de la commune de Wildersbach, en prenant sa gérance.
Décédé depuis peu, Wolfgang a marqué le lieu. Ce qu’en raconte sa fille avec un brin d’admiration dans la voix, nous laisse penser que c’était un grand bonhomme, un entrepreneur toujours décidé d’aller de l’avant et que pas grand chose ne retenait.
Et comme la pomme ne tombe pas loin de l’arbre, Nora est de la même trempe ! Dynamique, enthousiaste, souriante, avenante, réellement lumineuse avec son compagnon Roberto. C’est Maman qui officie en cuisine. Un peu farouche, ce n’est pas elle qui insistera sur les 88% de produits de la ferme qu’elle prépare chaque jour ! Nora est en salle. Logique, après des études de tourisme, elle parle 3 langues et a bien compris que le tout n’est pas de faire bien, voire très bien, il faut savoir le raconter, le magnifier auprès des convives.
L’apéritif est servi à l’extérieur : une bière artisanale d’excellente facture, de la Brasserie du Framont, dans la vallée de la Bruche.

Notre avis sur la table :

Notre avis sur l’authenticité :

Randonnée :

3h15 et 470m de dénivelé total

En pratique :

Fermé du 23 décembre au 1er janvier.
Sur réservation uniquement.