La Table du Grand Langenberg

Le repas.

En dehors du dimanche, et sauf à avoir commandé par avance, le choix est réduit à la tourte, la charcuterie ou aux plats dérivés des fromages : raclette, fondue ou quiche.
On retrouve bien le tempérament de Barbara : la cuisine est simple, gouteuse, nourrissante. Sans fantaisie ni recherche.

La texture de la tourte est parfaite. La viande, porc et génisse, est bien relevée. S’agissant des jambons crus, relevons une exclusivité de Michel, le jambon salé et séché 2 ans, à l’image d’un bon vieux « Bayonne » : une belle réussite, au moelleux enrichi d’un subtil goût de noisettes. La quiche au Bargkaas pourrait être moins austère : Pourquoi ne pas l’agrémenter de petits lardons – le lard de jambon fumé est à portée de mains – ou d’autres ingrédients du cru ? Sans pour autant y perdre son âme: authenticité ne rime pas obligatoirement avec austérité.

Le fromage, issu de la fromagerie attenante, se décline en plusieurs variétés de Bargkaas. Celui que nous dégustons est jeune et sa texture se révèle très grumeleuse.

Les légumes, tous bio, proviennent du jardin d’Icare à Sentheim, de Cornimont, les fraises (bio) de Uffholtz, les myrtilles du massif du ballon (surgelées hors saison). Bref, rien que de l’authenticité, de la proximité, et des relations soigneusement établies avec des partenaires sûrs et fiables. Cette cohérence sans faille est le résultat d’un travail sans relâche qui se décline d’avantage sur « le mode stakhanovisme » que celui du plaisir.

Côté vins.

La carte est courte. Les vins d’Alsace viennent de la maison Martin Jund à Colmar, entièrement en bio. L’Edelzwicker agréablement fruité mais un peu dilué est servi au verre ou en pichet. L’ensemble de la gamme traditionnelle « Alsace » est proposé en bouteille.
Les Côtes du Rhône sont issus du domaine Jean David à Séguret, également en bio. La cuvée de base est composée en majorité de Grenache et Carignan, avec un peu de Syrah, de Mourvèdre et d’un cépage plus confidentiel, la Counoise. Son attaque est fruitée, mélange de fruits rouges et quetsches, légèrement épicées. Les tanins bien fondus lui donnent une belle souplesse. Un vin agréable.

La gamme est complétée par un Beaujolais Village et un Bordeaux en premières Côtes de Blaye, à dominante Merlot.

En conclusion.

Aujourd’hui au Grand Langenberg, il était impossible de manger une omelette. Pourquoi ? Le renard du coin, un tantinet gourmand, a trop aimé les poules de la basse cour et n’en a laissé que 4 aux fermiers dépités. Plus de poules, plus d’œufs donc plus d’omelette ! Cet exemple illustre à lui seul la philosophie de l’authenticité, le discours de vérité et le sens du respect des engagements de ne servir que les produits de la ferme. Cette rigueur tutoie l’intégrisme, mais pour une noble cause. Le concept de marketing est fait pour une toute autre planète qui n’a aucune chance de voir le jour ici.
Nous vous le disions : farouche et droit dans ses bottes.

Parmi les autres plats possibles :

Beckaoffa
Menu marcaire
Omelettes
Raclettes
Quiches
Tourtes
Assiettes du fromager

Et à emporter :

Fromages : bargkaas, fromage frais, munster

La tourte
Quiche au Bargkaas
Notre avis sur la table :

Notre avis sur l’authenticité :

Randonnée :

Randonnée : 3h30 - dénivelé 320m

En pratique :

Fermée le mercredi