La Table du Schafert

Le repas.

Notre déjeuner s’est ouvert sur une belle et bonne soupe de légumes. Un peu de celles que vous préparait votre grand’mère avec la récolte du jardin… Elle est savoureuse. Point besoin d’y rajouter d’Arôme Maggi pour lui donner du goût… Les légumes de Marlyse Husser de Muntzenheim y suffisent.

La tourte, aujourd’hui de porc (parfois vous pouvez y trouver un peu de veau de la ferme), est fine, bien assaisonnée et sans gras. Peut-être aurait-on pu en laisser un peu plus, car on l’aimerait plus onctueuse, à l’instar de la terrine qui accompagne les crudités.
Les Fleischnackas sont savoureux (malgré un léger manque de sel), élaborés à partir de la viande des bovins de la ferme. Servis dans un fond de bouillon, dont nous avons regretté qu’il ne s’agisse pas de celui du pot au feu de la veille…

Réalisées à partir de pommes de terre « Marabel » restant bien consistantes, les roïgebrageldis, sont un véritable poème. On en mangerait à tous les repas ! Ce plat nous séduit tant par l’opposition des textures (grillé et onctueux) que par la richesse subtile du goût : l’oignon fondu, le fumé discret du lard, l’ensemble enrichi d’un beurre superbement dosé.
Il serait injuste de finir ce descriptif sans rendre l’hommage mérité aux desserts : on y perçoit un côté gourmand de la cuisinière. Une tarte aux cerises de saison, très généreuse, aux arômes d’une étonnante complexité et un siaskaas, ou plutôt LE siaskass à partir du fromage blanc frais arrosé d’une dose de kirsch à doper le randonneur fatigué.…

A noter, la tarte aux myrtilles servie uniquement en saison, à partir de myrtilles réellement vosgiennes : elles proviennent de chez Maurice Gros de Fiménil par Bruyère.
Ah si toutes les fermes-auberges étaient aussi rigoureuses pour les myrtilles, dites des vosges….

Côté vins.

La carte est assez légère.
Les Alsaces viennent du Domaine René Fleck à Soultzmatt. Le pinot blanc, malgré un léger sucre résiduel, présente des arômes de fruits à chair blanche, une belle matière, une bouche agréable qui accompagne bien les entrées. Le pinot noir nous a déçu, malgré un petit nez de groseille, il reste très léger et manque cruellement de structure.

Côté rouge, nous trouvons le Beaujolais-Village de Louis Tête, un Côte du Rhône du Cellier des Chartreux, un Bordeaux, et… la Cuvée du Patron qui révèle une belle surprise : le Côteaux de Murviel en pur grenache, du Domaine des Prés Lasses à Autignac, bien connu des passionnés !

En conclusion.

Dès votre arrivée, et tout au long du repas, vous vous y sentez bien. Et la table est bonne. Entre l’atmosphère et une cuisine habile, c’est un peu « fête au village ».
En occultant le paysage et la langue, un esprit chagrin pourrait-il prétendre se trouver quelque part dans « un chouette bistrot » d’une bourgade en pays de Bade ? Et alors, faut-il pour autant bouder son plaisir ?

Parmi les autres plats possibles :

Le pot au feu
Le rôti de veau de lait
La poitrine de veau farcie
Les escalopes de veau

La salle du Schafert
Serge veille
Le gardien de l'authenticité
Notre avis sur la table :

Notre avis sur l’authenticité :

Randonnée :

Balade & randonnée : 4h – 1h 1/2

En pratique :

Ouverte toute l’année
Fermée le lundi