La Table du Wissgrut

Le repas.

Pour l’entrée, nous avons le choix entre un fromage de tête bien rustique, presque des rillettes, dont l’authenticité ne fait aucun doute et une terrine de cochon à l’ail des ours. Cuite en basse température, la terrine respecte les parfums et la consistance de la préparation. Les 5 jours de marinade ne sont pas étrangers aux saveurs raffinées de l’ensemble. De la belle cuisine. Notons le clin d’œil malin, et discret : à côté des cornichons, ce sont des fleurs d’ail des ours qui relèvent le plat avec subtilité. Les plantes font partie des passions de Philippe et nous soupçonnons bien d’autres découvertes à l’avenir.

Le plat du jour est constitué de brochettes de Salers. D’une cohérence irréprochable avec le troupeau que nous venons de croiser avant d’entrer. La cuisson à la plancha est juste parfaite: joliment grillées sur leurs faces et saignantes à l’intérieur. La tendreté des morceaux varie quelque peu, de très fondant à légèrement plus ferme. Mais quoi de plus normal puisqu’à l’inverse d’un restaurant qui achète sa matière première uniformément, cette ferme-auberge, travaille la globalité de sa production et propose donc un assortiment de morceaux différents… Même une belle Salers ne produit pas (heureusement) exclusivement du filet. Peut-être manquons-nous un peu de maturation pour une viande qui nous ravit cependant par l’excellence de son goût.

L’accompagnement est constitué de crudités bio et de saison : une salade de carottes et de bons radis blancs. Les pommes de terre « façon roï », fondent dans la bouche.

Le Munster du Gaec du Vacceux au Thillot est une vraie friandise, bien à point. Le Bargkaas de la ferme-auberge voisine du Lochberg n’a pas eu le temps de vieillir tandis que le « petit frais » du Wissgrut est gourmand.

Côté vins.

La carte des vins est très simple. Sera-t-elle amenée à évoluer ? Sans souhaiter qu’elle ne se complique, quelques flacons mieux choisis seraient les bienvenus. Les vins d’Alsace sont de Jean-Baptiste Adam à Ammerschwihr. En vins rouges, le Côte du Rhône « Vieux Clocher » habituel en fermes-auberges constitue une valeur sûre à coté d’autre Bourgognes du Domaine Chapelle et fils ou Bordeaux tel le Château Frontenac, assemblage de Merlot et Cabernet Sauvignon

En conclusion.

Saluons le courage de la famille Morcely qui, contre vents et marées, a décidé d’investir à 1100m d’altitude. Soulignons aussi sa pertinence qui a présidé au choix des compétences complémentaires : de vrais paysans avec de vrais cuisiniers, le tout basé sur l’authenticité des produits, la passion des Hommes et leur charisme. Enfin, Wisskritt ou Wissgrut, nous sommes aux confins des Vosges, du Territoire et du Haut-Rhin, point de métissage de cultures. De belles et bonnes raisons pour ne pas bouder cette étape !

Parmi les autres plats possibles
– Les choux farcis
– La tourte tessinoise
– Les fleischnackas
– Les fleischkiachlas
– Le hamburger de Salers
– Le bourguignon à l’ail des ours
– Le baekaoffa

Fonctionnel !
Terrine d'anthologie
Brochette de Salers
Lionel, l'élevage
Philippe en cuisine
Notre avis sur la table :

Notre avis sur l’authenticité :

Randonnée :

9.5 km dont 7 pour l’aller

En pratique :

Congés de décembre à mars
Fermée lundi