Ferme Auberge du Ostein

Ahhhh, toujours l’Ostein…
Ce jour pluvieux de mi-juillet 2020 a été l’occasion de redécouvrir ce lieu toujours hors du temps.
Jean, le père, est décédé ; rassurez-vous, Serge n’est pas seul, loin s’en faut. Et il continue à mener sa barque calme, modeste et serein comme à son habitude.
Rien n’a donc changé là-haut, ni l’accueil toujours réservé, mais si chaleureux ; ni l’environnement de la ferme restée dans son jus, simple et convivial.
Les randonneurs sont nombreux à s’arrêter au Ostein ; on y est bien !
Au niveau du cheptel, rien de changé non plus, toujours. Ah l’immuable OStein !
Nous avons démarré le repas avec un lard fumé d’anthologie où les équilibres sont parfaits entre le gras bien craquant et la viande fondante ; puis une assiette de crudités avec en son centre du…thon…
Suivent des roestis plutôt classiques et manquant d’assaisonnement. Les rognons (fermes) et le cœur (encore plus ferme) sont accompagnés d’une sauce au vin sans caractère et des champignons de Paris. Le plaisir n’était pas au rendez-vous.
Le Pinot Noir de Schuller à Husseren, sur le fruit et dense a une attaque austère, voire agressive ; il se bonifie largement après aération, mais reste sur une belle acidité.
Au dessert, tarte aux pommes ou aux abricots de belles factures…
Nous maintenons nos appréciations eu égard à ce lieu magique, attachant, discret où Serge apparait comme un ermite gardien de la nature.

Ahhhhhh, l’Ostein !

Cette ferme-auberge est avant tout une ferme dans laquelle il est possible de se restaurer, en prenant soin de téléphoner auparavant pour savoir si un repas chaud peut vous être servi. Ce lieu, littéralement hors du temps, est resté dans son jus. A l’extérieur, un capharnaüm agricole : engins, tas de bois multiformes, palettes, accès au grenier à foin pour le moins original, abreuvoir, seaux bariolés… Et devant l’entrée, des tables et bancs attendent les randonneurs de passage.
Des soucis (les fleurs) apportent quelques taches de couleur tandis qu’un bac, ancien lavoir alimenté en continu par une conduite d’eau fraîche sert de frigo pour les bouteilles immergées dans tous les sens. Rustique certes, mais efficace quand il fait chaud.

A l’intérieur, un long couloir s’emmanche à droite pour vous faire découvrir, dans un subtil clair-obscur, une salle aux boiseries d’époque : du Bruegel en live… A gauche, l’œil habitué à l’obscurité distingue un ensemble d’éléments devant constituer une cuisine comme vos grands-parents pouvaient l’avoir connue. Il y a longtemps. Une silhouette s’y affaire, doucement, presque discrètement.

La discrétion est d’ailleurs la marque des maîtres des lieux. Serge Luttenbacher exploite la ferme-auberge avec l’aide de son père Jean, ancien bûcheron, 85 années au compteur et toujours bien gaillard à l’abri d’une silhouette un peu voutée. Aucun n’est volubile, mais ils habitent bel et bien le lieu en lui donnant une véritable âme.
Autour de la ferme, une vingtaine de hectares sur lesquels évoluent une quinzaine de vaches et veaux. Tandis que 4 cochons grognent dans la porcherie.
Les parents de Serge ont repris l’établissement à la commune dans les années 1970. Aujourd’hui, il poursuit l’aventure avec une réelle détermination et une belle modestie. Et plein de questions sur l’avenir.

Mais, derrière son silence digne d’un ermite, nous entendons plein de questions sur l’avenir.

Immuable Ostein 3
Ils sont heureux
Notre avis sur la table :

Notre avis sur l’authenticité :

Randonnée :

Randonnée : 12,5 km dont 7,5 à l'aller. Dénivelé : 420 m ou 7 km dont 3.5 à l'aller. Dénivelé 210 m

En pratique :

Fermé la mardi. Téléphonez avant !!!