Ferme Auberge du Baerenbach

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Novembre 2016

Ah ce boudin aux grattons… Poêlé juste comme il faut, accompagné de pommes de terre en robe des champs sautées et de pommes fruits ! quel délicieux équilibre, une nouvelle fois. Si nous devions cependant formuler une légère critique, nous suggérerions volontiers de renforcer les épices. Même si le parti-pris du couple-cuisinier est de laisser les denrées s’exprimer par elles-mêmes, la délicatesse et l’authenticité ne devraient pas nous priver de cumin et baies de genièvre dans la choucroute, d’un peu plus de sel pour le superbe presskopf, ou plus d’épices dans le boudin. Les lards sont tellement divins qu’à la sortie nous n’imaginons plus en acheter en boucherie ! Bref, Hubert Behra et Marie-Aude confirment largement leurs 3 clarines. Flirtant allègrement avec la 4ème. L’une des plus belles adresses « authentiques »

Le Bonheur est à la ferme

Le Baerenbach est lové dans une petite combe, adossé à un contrefort rocheux abrupt sur lequel 6 chèvres gambadent sans retenue. En face, des prairies Accueil à la ferme2partiellement en terrasse. Accueilli par une basse-cour déchaînée, le visiteur est certain qu’il arrive dans une ferme. L’auberge reste à trouver… A force cocorico et battements d’aile le coq Brahma confirme cette première impression. Et puis arrivent ces odeurs qui chatouillent agréablement les narines. Diffuses, mais bien présentes, rivalisant l’une avec l’autre : aux effluves gourmandes de pain chaud se mêlent progressivement celles, plus rustiques, de fumée de bois qui se consume. Le décor est planté ! Dans le bâtiment voisin, un labo pour transformer le lait des vaches Simmental, à côté encore, un coquet petit fumoir d’où s’échappe une discrète fumée bleu et dans la pénombre duquel nous distinguons quelques poitrines de cochon qui s’affinent tranquillement. Les prémices sont prometteuses.

Les porcs d'à côté...Hubert Behra et sa compagne Marie Aude gèrent joyeusement cet univers dans lequel chaque acteur semble bien connaître son rôle. Hubert s’occupe des 70 bovins, de la traite et fabrication du fromage. Roger, le père d’Hubert règne sur les 30 cochons et leurs multiples dérivés. Marie-Aude nourrit la centaine de poules, ramasse les œufs (blancs, marrons et… verts ?) et s’affaire en cuisine. Le frère d’Hubert, boucher de métier, transforme la viande des bovins. Le papa de Marie-Aude apporte de la paille (bourguignonne) pour les animaux ou les cerises cueillies la veille. Sa sœur produit les légumes à Chavannes sur l’Etang quand ils ne viennent pas du marché de Masevaux… Sans oublier Jean-Baptiste, l’ami boulanger qui a décidé de s’installer dans ce cadre authentique pour y élaborer un pain d’anthologie. Bref, chaque membre de cette ruche s’active joyeusement dans un ballet familial harmonieux dans lequel même l’improvisation semble mise en scène. Et auquel participent avec entrain les 2 enfants du couple fermier-aubergiste. Rien ne s’arrête jamais… sauf pour prendre le temps d’accueillir chaleureusement le client.
Poussons donc la porte sous l’enseigne « café » ce doit être celle de l’auberge ?


Notre avis sur la Table :

Notre avis sur l’authenticité :
4 vaches
Nos commentairesRandonnée : 7,5 km à l’aller – 2, 5 km au retour
Voir détailsBalade : 1h30
Voir détailsEn pratique : Fermé mardi soir et mercredi
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