Ferme Auberge du Baerenbach

Bienvenue à la ferme
Une nouvelle visite et c’est un bonheur sans cesse renouvelé !
Ici il y a une question qu’on ne pose pas : d’où viennent les produits que nous mangeons ? La charcuterie, la viande… ? Elles viennent de la ferme ! Les légumes ? Ils viennent de Chavannes. Tout est tracé !
Nous avons démarré notre repas avec la belle assiette de charcuterie ; presskopf, terrine, gendarme de bœuf, lard et lard de jambon. Tout est dans l’équilibre ; le gras est présent « juste ce qu’il faut » pour nous faire fondre de plaisir. Il manque parfois (surtout pour le presskopf) cette petite touche de « peps » qui nous ravirait.
Après le chant du coq, nous passons à la tourte qui elle aussi est d’un équilibre parfait qui enchante le palais.
L’autre proposition du jour : le rôti de veau et les pommes de terre grillées. Encore un modèle du genre. Le veau est tendre à souhait, persillé et accompagné de son jus, nature, sans fioritures. Ce plat mériterait d’être un peu plus relevé afin d’accroitre encore notre plaisir.
Le munster affiné de 15j est prometteur ; le bargkaas d’un mois est subtil et celui au carvi dégage force et caractère.
La tarte aux myrtilles (achetées auprès de cueilleurs locaux) qui clôt ce beau moment mériterait de figurer dans la vitrine de grands pâtissiers.Hubert, affairé en cuisine avec Marie Aude passe à table de temps en temps, avec sa joie de vivre habituelle et nature, tandis que Roger, le papa circule toujours allègrement entre les différents bâtiments de la ferme.
Oui, nous sommes dans une véritable ferme-auberge !
Ce plaisir renouvelé nous amène a passer notre évaluation de 3 à 4 clarines et bien sûr, 4 tête pour…l’authenticité.

Le Baerenbach est lové dans une petite combe, adossé à un contrefort rocheux abrupt sur lequel 6 chèvres gambadent sans retenue. En face, des prairies partiellement en terrasse. Accueilli par une basse-cour déchaînée, le visiteur est certain qu’il arrive dans une ferme. L’auberge reste à trouver… A force cocorico et battements d’aile le coq Brahma confirme cette première impression. Et puis arrivent ces odeurs qui chatouillent agréablement les narines. Diffuses, mais bien présentes, rivalisant l’une avec l’autre : aux effluves gourmandes de pain chaud se mêlent progressivement celles, plus rustiques, de fumée de bois qui se consume. Le décor est planté ! Dans le bâtiment voisin, un labo pour transformer le lait des vaches Simmental, à côté encore, un coquet petit fumoir d’où s’échappe une discrète fumée bleu et dans la pénombre duquel nous distinguons quelques poitrines de cochon qui s’affinent tranquillement. Les prémices sont prometteuses.

Hubert Behra et sa compagne Marie Aude gèrent joyeusement cet univers dans lequel chaque acteur semble bien connaître son rôle. Hubert s’occupe des 70 bovins, de la traite et fabrication du fromage. Roger, le père d’Hubert règne sur les 30 cochons et leurs multiples dérivés. Marie-Aude nourrit la centaine de poules, ramasse les œufs (blancs, marrons et… verts ?) et s’affaire en cuisine. Le frère d’Hubert, boucher de métier, transforme la viande des bovins. Le papa de Marie-Aude apporte de la paille (bourguignonne) pour les animaux ou les cerises cueillies la veille. Sa sœur produit les légumes à Chavannes sur l’Etang quand ils ne viennent pas du marché de Masevaux… Sans oublier Jean-Baptiste, l’ami boulanger qui a décidé de s’installer dans ce cadre authentique pour y élaborer un pain d’anthologie. Bref, chaque membre de cette ruche s’active joyeusement dans un ballet familial harmonieux dans lequel même l’improvisation semble mise en scène. Et auquel participent avec entrain les 2 enfants du couple fermier-aubergiste. Rien ne s’arrête jamais… sauf pour prendre le temps d’accueillir chaleureusement le client.
Poussons donc la porte sous l’enseigne « café » ce doit être celle de l’auberge ?

Ferme Auberge du Baerenbach
Accueil à la ferme
Le fumoir

Notre avis sur la table

Notre avis sur l’authenticité

Randonnée :
7,5 km à l’aller – 2, 5 km au retour – dénivelé de 500 m

En pratique :
Fermé mardi soir et mercredi