La Table du Gustiberg-Urbes

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Le repas.

En semaine, la carte est délibérément la même toute l’année : un menu unique. En week-end, Stéphane y rajoute quelques suggestions. Après un potage, vous avez le choix entre 3 entrées et 3 plats auxquels vous rajouterez fromages ou desserts. Très vite, nous comprenons que la matière première ne provient pas (encore) de la ferme de Stéphane mais de grossistes régionaux, ce qui ne lui permet pas de garantir aisément l’origine des viandes. Le parti-pris de servir de la tête de veau « grise » est certainement intéressant puisque d’anciens clients reviennent au motif de renouer avec les goûts d’antan.

Mais pour autant, doit-elle être grasse et manquer de goût? La sauce ravigote qui l’accompagne est en réalité une vinaigrette qui n’a pas été émulsionnée.
Le bœuf « gros sel » à base de paleron est tendre. S’il a longuement mijoté dans un bouillon aux légumes du jardin rehaussé d’épices, on n’en perçoit pas les saveurs.
En fin de repas, les fromages de la ferme Schoffel, semblent de bonne facture. Mais sortis du réfrigérateur au moment de servir, ils sont froids et il est donc difficile d’en apprécier les qualités.

On quitte la table, sans aucun doute rassasié, mais on attend avec impatience que Stéphane puise dans le cheptel de sa ferme pour nous proposer des plats alliant saveur, goût du terroir et personnalité. Quitte à prendre le risque de décevoir quelques nostalgiques. Il gagnera à coup sûr de nouveaux clients et une réelle image.

Côté vins.

Les vins d’Alsace proviennent des domaines Schlegel-Boeglin à Westhalten et Materne Haegelin et ses filles à Orschwihr. En vins rouges, le Cairanne de la Maison Arnoux, assemblage de grenache (70%), syrah (25%) et mourvèdre (5%) est simple, direct, rond, révélant des arômes de fruits noirs mûrs et d’épices. Un peu court en bouche. La carte des vins est complétée par un Lussac-St-Emilion en Bordeaux, un Vacqueyras en Côtes du Rhöne et un Côtes de Provence…

En conclusion.

Après un mois d’ouverture, il est difficile d’émettre un avis circonstancié pour un établissement qui cherche sa voie.

A terme, il serait dommage de grimper à plus de 1000m d’altitude pour oublier la qualité et le goût des produits authentiques, issus de la richesse de notre terroir. Les plus grands chefs ne cessent de le marteler : « Pour faire une bonne cuisine, en plus du talent, il faut d’abord d’excellents produits ». Depuis tout petit, Stéphane rêve du Gustiberg. Osons le pari qu’il saura réaliser son ambition.

 

La tête de veau grise...
La belle salle
Pauline au service
Notre avis sur la table :

Notre avis sur l’authenticité :

Randonnée :

Randonnée : Environ 4h – 7km pour l’aller – 4.5 km pour le retou

En pratique :

Ouvert du 1er juin au 15 octobre
Fermé le lundi