La Table du Kreuzweg

Le repas

L’idée était, comme souvent, de goûter à un maximum de plats et de produits cuisinés. Ce que le service appellera le « pot-pourri » correspond à un menu appelé « le guerrier ». Pourquoi cette dénomination belliqueuse ? Nous n’aurons pas la réponse.

Après une agréable bière Adelshoffen, notre déjeuner commence par un foie gras de canard. Servie avec un macaron au pain d’épices, l’assiette est belle et les saveurs de toute première qualité : une inspiration gastro ! Ses nuances de couleur attestent d’une fraîcheur incontestable. Il est onctueux, sa texture est parfaite, avec au cœur, un abricot confit. A suivre, une entrée plus campagnarde.
Des crudités avec un jambon et une terrine de sanglier ainsi que des rillettes de canard. Le jambon de couleur bordeaux foncé est d’une rare finesse, fumé à point et joliment équilibré. Les terrines sont savoureuses et rehaussées par un assaisonnement juste et mesuré, épicées avec élégance. Jusqu’aux crudités qui émergent avec leur propre caractère. La carotte au curry et au cumin, le choux blanc au jus de pomme, la courgette à la crème , etc. Chacune, sa personnalité.

Le magret nous change des produits sous vide des supermarchés. Il semble très légèrement fumé et sa cuisson rosée est d’une grande précision. Quant au jus, c’est réellement une réduction de canard, une fois de plus, épicée avec justesse.
La cuisse de canard confite allie une texture craquante de la peau grillée au fondant de la chair confite: superbe ! Son jus est à l’image de celui qui accompagne le magret : élégant et riche, légèrement miellé et aux saveurs de coriandre. Le civet de biche est riche, mariné à la perfection, fort en goût, mais pas trop… Encore une fois nous sommes dans la justesse et la finesse.

Nous sommes dans une auberge de montagne, simple et authentique, et on ressent dans l’assiette que le chef aime bien manger lui-même. Il apprécie le raffinement même pour les saveurs campagnardes. Un bel exercice de style que de vouloir proposer des plats rustiques avec une indéniable élégance.

Le dessert ne dément pas ce positionnement : un strudel aux myrtilles (des vraies sauvages) et une glace au pain d’épices qui vaut le détour à elle seule.

Côté vins

La carte est courte mais agréable.  Les vins d’Alsace proviennent des domaines Barthel à Albé et Panzer à Dorlisheim. Leur Pinot Auxerrois est vif et frais, bien sec, avec des arômes floraux et quelques accents de reine-claude. Le grès de Montpellier rouge, Château de l’Engarran 2015 exhale des fruits noirs mûrs. La bouche est chaude, poivrée, avec des notes de romarin et cannelle. Parmi les autres vins rouge, un Vacqueyras du Mas des Restanques, un Lirac et un Château Roquevieille en Côtes de Bordeaux.

En conclusion

Pourquoi garder le label « ferme » alors que nous sommes résolument dans une auberge ? sans doute pour affirmer dès l’enseigne l’attachement à une cuisine locale, mijotée à partir des produits de proximité. Et parmi les qualités à noter, figure la volonté farouche de soigner le caractère gastronomique des plats. C’est un réel plaisir d’épicurien que de manger à cette table.

Parmi les autres plats possibles

  • A base de canard : magret, confit, foie gras maison
  • Cuisse ou gigolets confits
  • Montagnardes : terrines, sanglier, poêlée de pommes sautées au munster flambée à l’alcool de cumin
Foie gras d'anthologie
Canard et sanglier
magret de canard du Kreuzweg
Civet de biche du Kreuzweg
Florent le maitre du Kreuzweg
Notre avis sur la table :

Notre avis sur l’authenticité :

Randonnée :

3h15 et 470m de dénivelé total

En pratique :

Fermeture Hebdomadaire le Lundi
Pour les jours d'ouverture, voir sur le site