La Table du Pied du Hohneck

Le repas.

Cuisinier de métier, Julien a été formé à l’école hôtelière de Gérardmer. Il alterne entre les fourneaux avec un collègue, et la salle où il est épaulé par sa compagne Mélanie. Le professionnalisme des acteurs se perçoit de suite. Que ce soit à travers la pertinence du choix de la carte, parfaitement adaptée à une clientèle éclectique, ou par le ballet efficace et gracieux  du service. Les missions des uns (unes) et des autres s’articulent et se complètent sans un mot de trop, sans un geste inutile. L’esprit d’équipe règne en maître.

Nous avons commencé notre déjeuner par une tourte. D’emblée notre regard est captivé par la couleur joliment dorée du feuilletage. Le ravissement se poursuit en bouche avec une texture bien équilibrée et des saveurs dominées qui donnent à l’ensemble élégance et légèreté. L’appareil travaillé aux œufs lui confère un accent vosgien original.

La choucroute est bonne. La cuisson du choux est impeccable et la garniture fait saliver : la Viennoise « knaque » comme il se doit et le collet est tendre. Une réserve sur la saucisse fumée un peu farineuse. Nous pourrions regretter un petit manque de personnalité. Mais sur la route des crêtes on imagine qu’il faille convenir au plus grand nombre.
Bien (mais pas trop) mariné, le baekaoffa est gouteux, justement épicé, et chaque viande est moelleuse, conservant son caractère propre.
Il va sans dire qu’à l’image du lieu, les portions sont généreuses.

Le munster et le bargkaas proviennent de la ferme voisine des « Trois fours ».
Au pied du Hohneck, nous avons pris plaisir de manger des produits authentiques, issus de circuits courts.

Côté vins.

La carte des vins est ordinaire, même si les vins d’Alsace sont représentés dignement par Jacques Iltis & Fils à Saint Hyppolyte. L’Edelzwicker est fruité et gourmand, le Pinot Blanc ample avec une belle matière, restant franc et bien sec, accompagnant opportunément les plats de l’auberge.
En vins rouges, nous retrouvons les Côtes du Rhône des frère Arnoux de Vacqueyras, les Bourgognes de la Maison Faiveley, les Bordeaux de Dourthe et les champagnes de Canard Duchêne.

En conclusion.

Dans un contexte de très grand tourisme, nous craignions le « quasi fast food » insipide et nous avons rencontré l’une des belles tables de la route des crêtes. Même si la cuisine y est consensuelle, osez pousser la porte, vous ne serez pas déçu. Pour éviter l’ambiance bruyante, décalez un peu votre horaire de repas. Dernier conseil : prenez le soin de réserver…

Parmi les autres plats possibles :

-Soupes, terrines, tourtes
-Menu marcaire avec tofaïlles,
-Tartiflettes au munster
-Planchettes de charcuteries ou fromages

 

La salle
La tourte vosgienne
Notre avis sur la table :

Notre avis sur l’authenticité :

Randonnée :

Randonnée : 3h45 (ou 3h) à l’aller – 1.5 h au retour

En pratique :

Fermé en décembre et janvier et le lundi soir sauf en juillet et août.
Fermeture hebdomadaire : Mardi