La Table du Molkenrain

Nouvelle visite.
La foule au Molkenrain.
Nous étions inquiets dès l’approche au vu du parking, puis de la terrasse et enfin de la salle. Inquiétude non fondée, puisque l’accueil, et tout le service fut avenant et souriant, le tout dans une ambiance détendue !
Et que dire du repas ! Notre serveuse nous annonce le menu. Nous avons le choix entre le marcaire et « de la viande des Salers de la propriété ». Le choix fût évident !
En entrée, un gendarme de bœuf de toute beauté. Un équilibre parfait entre texture et assaisonnement ; un saucisson de bœuf qui fleure bon le chorizo. Puis le presskopf : un minimum de gelée, un maximum de viande et… de tête. Ces produits sont élaborés par la Charcuterie de la Thur avec la viande de l’exploitation (sauf bien sûr lepresskopf).
Le plat principal : un extraordinaire ragoût de bœuf (…des Salers de la ferme…) d’une tendreté rare et cuit dans une sauce relevée à souhait, accompagnés de spaetzlés maison.
Il faut dire qu’au fourneau règne le chef Fabien Lerch !
Le Molkenrain ne fait plus partie de l’Association des Fermes Auberges du Haut-Rhin. Annick est restée très vague sur le sujet ; nous avons posé la question à l’Association qui nous l’a confirmé ne rajoutant que «la décision est interne à l’association et fait suite à une commission d’agrément et de nombreuses discussions. »
Un petit point d’histoire : En 2016, Claude Pfauwadel s’est associée avec Estelle Lerch. Le couple Lerch a ainsi pris les commandes du lieu jusqu’en juin 2020.
La reprise de l’exploitation de la ferme et de l’auberge en juin 2020 par Annick et Denis Pfauwadel sera-t-elle de nature à les réintégrer ? C’est le souhait d’Annick.
Nous maintenons nos appréciations.
Grandiose
Ragout de Salers
Nouvelle visite.
Après le changement de propriétaires ou d’exploitant du Molkenrain, nous avons entendus à plusieurs reprises des alertes remettant en cause la qualité des successeurs.
Nous avons voulu nous en rendre compte par nous-mêmes et y avons donc opéré une visite fortuite.
Après un accueil amical et chaleureux, nous mangeons l’une des meilleures tourtes du massif vosgien, très joliment épicée. Nous dégustons avec gourmandise d’originaux saucissons et gendarmes de…Salers ! suivis par un rôti et un faux-filet de Salers bien sûr puisqu’il s’agit de la race de vaches élevées par la ferme à laquelle est adossée l’auberge. Les consistances étaient bonnes, les cuissons exemplaires et le service généreux. Sans compter des spaetzle maison extra. Bref le couple Lerch ( Fabien est cuisinier de formation et a exercé au Freundstein) maintient haut le flambeau du Molkenrain.
C’est avec plaisir que nous maintenons les 3 clarines, avec nos encouragements pour passer à 4 lors de notre prochaine visite !

Le repas

La carte, un peu plus courte à midi – 7 à 8 plats chauds au dîner – est basée sur l’une des valeurs des signataires de la charte des fermes-auberges : l’authenticité. Aujourd’hui, la maison propose un pot-au-feu, un émincé de génisses Salers ou un collet fumé accompagné de roïgebragelda confites à souhait. Le bouillon clair du pot-au-feu, léger mais savoureux (même si les croûtons ne sont pas convaincants) est suivi d’un paleron moelleux et fondant accompagné de crudités de saison (les légumes viennent de la ferme Kohl à Ruelisheim) mais aussi, tout naturellement, de raifort et de gros sel ! L’émincé de Salers, une sorte de bœuf-carottes raffiné, avec une sauce goûteuse d’une belle consistance. Le collet, issu des cochons de Claude Resser à Ungersheim, honore la tradition avec bonheur.

Si le Bargkas était terne, en revanche nous avons bien aimé la consistance du munster de la Ferme des Pensées Sauvages de Remspach. En dessert, l’originalité du siaskaas et les tartes aux fruits de saison confirment les talents de pâtissière de la maîtresse de maison.
L’heure passe et Muriel nous quitte pour rejoindre son labo où elle transformera ses fleischnackas. Logique, dans la tradition alsacienne pour un lendemain de pot-au-feu !

Côté vins

A côté d’un petit vin de pays d’Oc sans prétention, mais fruité et gouleyant, nous pouvons déguster le « Vieux Clocher » issu des Côtes du Rhône. C’est un assemblage, de grenache syrah et carignan très bien vinifié par la famille Arnoux à Vacqueyras, à l’instar de ses cuvées plus prestigieuses. Les vins d’Alsace proviennent de Materne Haegelin et ses filles à Orschwihr. Malgré nos craintes d’y trouver trop de sucres résiduels, l’Edelzwicker à base de Pinot auxerrois apparaît bien structuré et juste sec comme on l’attend pour accompagner un plat.

En conclusion.

Une excellente étape ! L’accueil est chaleureux et la table excellente. Même le pain de campagne sent le levain : un signe ? Dommage, que rien sur la carte ne présente cette recherche de qualité et d’authenticité. 

Molkenrain
Notre avis sur la table :

Notre avis sur l’authenticité :

Randonnée :

Les randonnées : 15 km – 6km

En pratique :

Ouverture : de Pâques au 11 novembre
Jour de congé : lundi