Ferme Auberge Les Buissonnets

Seconde visite en ce beau jour de mai 2018. Lors de notre dernier passage il y a 2 ans, Caroline était enceinte d’une petite fille. Aujourd’hui Caroline porte son deuxième enfant…
Toujours les mêmes exigences, le même attachement à la transformation des produits de la ferme : Ici il n’y a pas de trace de repas marcaire.
Ici on refuse une dizaine de clients par jour, mécontents de ne pas avoir « le marcaire ». Caroline et Baptiste n’ont visiblement pas envie de s’approvisionner « au loin » de collets fumés…
Ici les menus s’adaptent à la production.
On tue un bovin : le client mange du bourguignon ou des grillades ou du bœuf gros sel et plus tard des Fleischnackas.
On tue le cochon : le client mange du rôti, de la palette, de la charcuterie, des jambonneaux…
Aujourd’hui la carte présentait des grillades de bœuf, des Fleischnackas et des pommes de terre coiffées à la tomme.
Nous avons démarré avec du lard de jambon d’un fondant rare, du saucisson bien sec d’un équilibre parfait, du filet mignon et du bœuf séchés aux arômes de noisettes. Production maison bien sûr !
Nous n’avions pas envie de grillades. La viande du pot au feu étant épuisées, les Fleischnackas étaient faits avec de la viande hachée. Nous nous sommes rabattus sur les pommes de terre coiffées à la tomme, que nous aurions aimés plus fondantes avec plus de fromage.
Le fromage de chèvre promis il y a deux ans est là. Celui que nous avons gouté est jeune. Gageons que l’affinage va lui donner plus de corps.
Caroline et Baptiste partagent toujours les mêmes convictions quant au respect du client qui vient aux Buissonnets pour y déguster les produits de la ferme. L’authenticité !
C’est la raison pour laquelle nous passons de 3 à 4 « têtes de vache ».
Espérons que le supplément d’âme soit davantage présente à notre prochaine visite.

Quand la valeur n’attend pas le nombre des années.

Ce n’est que depuis deux ans, que le jeune couple, Caroline Welker et Baptiste Jenn, a repris la gérance de cette ferme-auberge, entièrement rénovée, propriété de la commune de Bourbach-le-haut. Mais ils n’y sont pas tombés par hasard, car tous deux avaient des parents ou grands-parents agriculteur ou fermier-aubergiste. C’est donc avec une réelle conviction et un bel enthousiasme qu’ils se sont attaqués à la tâche.

Facilement accessible en voiture, relativement proche des sites urbains et en même temps à l’écart des grands circuits de randonnée, l’établissement n’a pas perdu pour autant son caractère rural et montagnard. Perchée sur les hauteurs d’un fond de petit vallon, la ferme-auberge est entourée de prés, bois et bosquets qui offrent un cadre idéal à ses animaux.
De louables efforts de décorations apportent de la personnalité et un supplément d’âme à une salle dont on peut regretter la conception trop froide et sonore.

La diversité et l’importance du cheptel laissent augurer une large palette gastronomique, d’autant que l’exigence est permanente et rien n’est fortuit, car nous savons tous que « le diable se cache dans le détail ». 40 bovins, dont 2/3 de race « Blonde d’Aquitaine », ont été sélectionnés spécialement pour la qualité de leur viande, complétés par les traditionnelles vosgiennes, avec veaux et génisses qui les accompagnent. 40 cochons dont les 15 destinés à la cuisine vivent en plein air, tandis que les autres sont appelés à contribuer à une charcuterie et des salaisons de qualité. 25 poules pondeuses, « noires d’Alsace », allient rareté et qualité. 30 chèvres servent aujourd’hui au défrichage de l’environnement et apporteront demain de quoi élaborer un délicieux fromage : les tests sont en cours.
Quand on évoque les circuits courts et les exigences de rigueur, nous en avons ici un bel exemple !

La ferme auberge des Buissonnets
Salades en circuit (très) court
Notre avis sur la table :

Notre avis sur l’authenticité :

Randonnée :

4h30 au total dont environ 3h45 le matin par le versant sud/ouest du Rossberg

En pratique :

Ouverte toute l’année (uniquement le dimanche du 1er janvier à Pâques)
Jour de fermeture le jeudi