La Table du Promont

Le repas

Corine Schynol nous propose l’apéritif sur la terrasse. Une bière du sorcier (www.bieredusorcier.com) très originale, brassée à Senones, aux arômes de sureau et d’orties. Elle est agréable, mais, par sa sucrosité, elle répondra plutôt aux attentes d’un apéro du soir qu’à désaltérer des randonneurs assoiffés.
Notre palais est conquis dès les entrées par une tarte qui nous égare, tellement il s’agit d’une friandise, croisement de quiche et de tarte à l’oignon, d’une onctuosité exemplaire, à la pâte feuilletée d’une finesse remarquable. Si le lard de jambon est un peu salé à l’excès, en revanche, la terrine est gourmande, épicée juste à point fondante sous le palais, avec un goût de foie très subtil.
Avant d’aborder le plat principal, il convient de noter un détail (qui n’en est pas) d’une rare attention en ferme-auberge : on nous apporte une assiette chaude pour éviter que le plat principal ne refroidisse trop vite.
Pour suivre donc, un bœuf bourguignon de génisse vosgienne accompagné de pommes de terre qu’à Strasbourg on nomme « Dampfgrumbera ». Elles sont cuites en cocotte avec matière grasse, ail, oignons et un peu d’eau et contrairement aux Roïgebradeldas elles restent fermes ; le rajout de crème leur confère un petit côté moelleux.
Avec ses arômes de civet mariné, la viande fond sur la langue : un mijoté en douceur pour un résultat savoureux. Le seul petit regret, une consistance de la sauce un peu trop épaisse. Elle pouvait encore gagner en caractère et en couleur sous la forme d’un jus long, moins fariné.
Après dégustation des fromages, notre préférence va au munster ½ sec qui ne revendique pas l’appellation. C’est le même type d’affinage en moins long donc sur des notes moins marquées avec cependant un vrai caractère. Le frais conviendra bien pour une préparation en entrée, style poêlé, tiède sur une salade…
En dessert nous profitons d’un siaskaas de toute première classe. Onctueux, ample, nappé d’une crème au kirch élégante, juste sucrée à point. Un délice.

Côté vins

Corine Schynol, nous conseille de choisir l’un des vins de Albert Maurer à Eichhoffen. Entièrement en agriculture biologique, le domaine exploite 16ha, notamment sur les lieux-dits Kritt et Leichenberg ou le Grand Cru Moenschberg à Andlau. Le Pinot Blanc est sec, avec une belle matière, tout en fraîcheur avec de belles notes de pêche jaune et un léger fumé en arrière bouche. Le Pinot Noir 2016 se présente avec une robe très foncée. Il explose d’emblée sur des arômes de mures. En bouche, sa complexité laisse présager une belle évolution : racé, aux tanins bien fondus, avec des notes de menthol en fin de bouche : un très beau vin. !

En conclusion.

De la qualité de l’accueil à l’assiette en passant par l’ambiance du lieu, tout est superbe. Nous percevons de suite l’engagement et la passion de Corine qui, contre vents et marées, avance avec l’objectif de préserver l’authenticité, la simplicité et la richesse des saveurs. Comme le critique Gilles Pudlowki, le guide du Routard n’a pas manqué de le remarquer également puisqu’ils recommandent l’établissement dans leur guide. Au Promont, vous êtes assurés de passer un moment agréable autour d’une assiette goûteuse, élaborée avec amour, et sans nul doute, avec des produits de la ferme.
N’oubliez pas de réserver !

Parmi les autres plats possibles.

Menu unique préparé avec des produits de la ferme : canards, coqs, lapins, veaux, porcs, agneaux.
Desserts maison.
Produits laitiers : fromage, crème, beurre,…

 

 

Notre avis sur la table :

Notre avis sur l’authenticité :

Randonnée :

3h à l’aller – 1h15 au retour avec un dénivelé total de 350m

En pratique :

Ouvert tous les midi (sauf mercredi et vendredi) – fermé le soir
Fermeture annuelle : du 15 décembre au 31 janvier.