Nos belles fermes auberges après le confinement

Episode 2

Rêvons le monde d’après : de la fourche à la fourchette

Les confinements successifs n’ont pas épargné les fermes-auberges quant aux indispensables adaptations pour assurer une certaine continuité économique.
Elles ont développé la vente de viande bovine en caissettes ainsi que le « drive » pour celles qui étaient bien situées. Ce système de vente a connu un succès certain.
Gageons que les clients aimeront retrouver cette production locale plus systématiquement dans leur assiette, fut-ce au détriment du marcaire.

« De la fourche à la fourchette » prônait le président de l’Association des fermes auberges du Haut-Rhin, lors d’une interview au Salon de l’agriculture le 27 février 2020.
Dans cette philosophie, le monde d’après devrait s’apparenter à cela.

Osons rêver une minute : Les fermiers-aubergistes, mettent tout en œuvre pour atteindre, comme le font déjà certaines belles maisons, 70 à 80% de produits issus de la ferme ou de fermes voisines. Ils apportent là de façon certaine une contribution au développement durable, revendiquée par le président lors de la même  interview.
Ces mêmes fermiers-aubergistes développent des plats à base de fromage (raclette, fondue…) et sont heureux de préparer pot-au-feu, Fleischnackas, escalopes, rôtis et autres sautés de veau issus de leurs propres bêtes. Ils sont nombreux à le souhaiter !

Les quelques porcs issus des exploitations sont toujours transformés en charcuterie, que le randonneur apprécie tant, à l’issue d’une belle balade.

Arrivés sur nos belles chaumes, les consommateurs, s’attachent à poursuivre leurs questionnements « d’en bas », s’agissant de l’origine et de la saisonnalité des produits.

Pendant ces (trop) longs jours de confinement, des modes de consommation qui privilégient le « local » et le « sain » se sont encore exacerbés.

Plutôt que de préserver des traditions d’un autre âge qui ne correspondent plus à rien, revenons aux origines, « dans le temps » où il n’y avait ni tomates ni myrtilles en février et où l’on mangeait ce qu’il y avait dans le moment.

Tout le monde y gagnera. Et si les fermes-auberges défendaient cette voie, convaincues et unies dans la démarche, rien ne leur serait enlevé, bien au contraire !
Et leur équilibre économique ne serait pas en danger !

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